Le Réveil Lozère 26 juin 2022 a 12h00 | Par Mylène Coste

À Cuba, l'agriculture décroche

Entre un embargo américain qui dure depuis cinquante-huit ans et un modèle agricole centralisé et bureaucratisé, l'île de Cuba peine à nourrir sa population. Les difficultés économiques aggravées par la crise sanitaire ont plongé Cuba dans une profonde crise sociale.

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Entre un embargo américain qui dure depuis cinquante-huit ans et un modèle agricole centralisé et bureaucratisé, l'île de Cuba peine à nourrir sa population. Les difficultés économiques aggravées par la crise sanitaire ont plongé Cuba dans une profonde crise sociale.
Entre un embargo américain qui dure depuis cinquante-huit ans et un modèle agricole centralisé et bureaucratisé, l'île de Cuba peine à nourrir sa population. Les difficultés économiques aggravées par la crise sanitaire ont plongé Cuba dans une profonde crise sociale. - © MC

« Je peux vous vendre quelques cigares, mais ça reste entre nous... », nous fait promettre Rogelio, tabaculteur à Vinãles dans la province de Pinar-del-Rio (à l'ouest de Cuba).Il confie : « Je voudrais bien vendre un peu plus de tabac directement aux touristes, car les prix sont meilleurs ! » Mais Rogelio ne le peut pas. 95 % de sa production doit être vendue à l'entreprise publique Tabacuba, les 5 % restants sont destinés à l'autoconsommation. De manière générale, l'économie agricole cubaine est contrôlée par l'État, de la production jusqu'à la commercialisation. « J'achète tout le matériel, les intrants et les semences à l'État avec lequel je contractualise les quantités que je dois produire. Au moment de la récolte, on vient chercher la production directement ici », explique Rogelio. Âgé de 54 ans, il cultive une dizaine d'hectares de productions diversifiées : manioc, patate douce, canne à sucre, banane. Il élève également quelques porcs, bovins et lapins. Comme la majorité des agriculteurs de l'île, il est usufruitier. « Je loue des terres au gouvernement pour une période de vingt ans, renouvelable », indique-t-il. À Cuba, près de 80 % des terres agricoles sont la propriété de l'État. La plupart du temps, il en confie la gestion à ceux qui la travaillent, des agriculteurs en individuel ou réunis en coopératives. Quant aux prix des denrées agricoles, ils sont fixés par le gouvernement.

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En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.