Le Réveil Lozère 15 décembre 2021 a 12h00 | Par ED

À Mende, un ciné-débat pour vanter les méthodes traditionnelles d'élevage

Pour les dix ans de la nomination des causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, un ciné-débat autour de l'agro-pastoralisme était organisé à la salle Urbain V à Mende.

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Les organisateurs de l'événement, Léna Exposto, Morgane Costes-Marre et Alain Argilliers.
Les organisateurs de l'événement, Léna Exposto, Morgane Costes-Marre et Alain Argilliers. - © ED

Causses, Cévennes, mont Lozère, mont Aigoual... Il y a dix ans, la diversité et la richesse culturelle de ces paysages étaient reconnus à travers leur admission au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Depuis, l'Entente interdépartementale causses et Cévennes s'emploie à le protéger et le valoriser. Une mission d'autant plus importante à l'heure de l'anniversaire de cette consécration. Dans ce cadre, un « ciné-débat » était organisé le 8 décembre à la salle Urbain V à Mende.
« Pour la plupart des gens, ces paysages appartiennent à la banalité du quotidien, alors on fait cet événement pour les re-sensibiliser à l'importance de notre patrimoine », explique Léna Exposto, chargée de l'organisation de la séance. « Le but de la soirée, c'est de parler d'agro-pastoralisme, d'expliquer comment ces pratiques ont façonné nos paysages depuis 5 000 ans et de rappeler l'importance de sa préservation », abonde Morgane Costes-Marre, directrice de l'Entente.

Diversité des modèles d'élevage
Comme support d'introduction à ces questions, les organisateurs ont mis à l'honneur le film documentaire Au-delà les clôtures, réalisé par Matthieu Babiar et Séverine Duchêne, agronomes à AgroParistech.
En apparence, peu de choses à voir avec la Lozère puisque le filme narre la reconversion de trois exploitations en bovin-lait situées en Bretagne, dans le Maine-et-Loire et en Haute-Marne. Pendant 50 minutes, le spectateur suit la vie quotidienne de trois éleveurs qui abandonnent leur modèle très industriel reposant sur un haut niveau technologique et l'utilisation intensive d'intrants pour un modèle extensif construit autour du pâturage d'herbe. Dans les trois cas, le choix est avant tout économique. Malgré la baisse de leur productivité, les éleveurs arrivent à trouver un équilibre grâce à la forte diminution des charges qui, autrefois, plombaient leurs finances. Pour Léna Exposto, ce film permettait de « montrer la diversité des modèles d'élevage » et d'interroger la place des « pratiques traditionnelles » dans l'agriculture d'aujourd'hui. Une façon d'affirmer que l'élevage extensif tel qu'il est pratiqué dans les systèmes agricoles caussenards et cévenols peut inspirer et apparaître novateur.

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la phrase de la semaine

Le gouvernement envisagerait d’instaurer (…) des taux d’emprise au sol maximum variables selon le type de culture

rapporte la FFPA (producteurs agrivoltaïques) dans un communiqué.