Le Réveil Lozère 01 décembre 2021 a 14h00 | Par Marion Ghibaudo

Agriculteurs et apiculteurs, acteurs d'un même territoire

Vendredi 26 novembre, la chambre d'agriculture a organisé une conférence à Mende, pour renforcer les discussions entre agriculteurs et apiculteurs, qui se partagent les ressources d'un même territoire.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
Vendredi 26 novembre, la chambre d'agriculture a organisé une conférence à Mende, pour renforcer les discussions entre agriculteurs et apiculteurs, qui se partagent les ressources d'un même territoire.
Vendredi 26 novembre, la chambre d'agriculture a organisé une conférence à Mende, pour renforcer les discussions entre agriculteurs et apiculteurs, qui se partagent les ressources d'un même territoire. - © Marion Ghibaudo

Cette conférence a été l'occasion de revenir sur les résultats de l'analyse Survapi, menée notamment en Lozère entre 2018 et 2020, par la chambre d'agriculture et l'Ada Occitanie.
La question de la complémentarité de l'agriculture et de l'apiculture devient un sujet d'importance : « c'est une relation de travail gagnant-gagnant, car lorsque des ruches sont disposées près des cultures, le rendement augmente », a souligné le conseiller animateur en développement territorial à la chambre d'agriculture, David Folcher, en introduction de la journée.
« Cette expérience Survapi a été imaginée dans le cadre du programme Écophyto, dont l'objectif est d'utiliser moins de produits phytosanitaires en agriculture », expliquait David Folcher lors des premiers rendus d'analyse en 2019. Lancée en 2018 par la chambre d'agriculture de la Nouvelle-Aquitaine, l'étude Survapi était un projet pluriannuel mené en interrégion visant à mettre en place un travail en collaboration entre agriculteurs et apiculteurs, pour permettre une amélioration des pratiques prenant en compte l'enjeu de protection des abeilles. Les dernières études confirment ce qui avait déjà été pressenti pour le territoire de la Lozère : les analyses de polluants y sont plutôt faibles, et affectent moins les abeilles que dans d'autres départements étudiés.
Pour mener les débats, quatre conférences étaient prévues sur la journée, dont celle de Cyril Vidau, ingénieur en éco-toxicologie à l'Itsap*, et qui a présenté les incidences des produits phytosanitaires sur les abeilles, et comment minimiser leur utilisation. L'après-midi a été consacrée à la réflexion autour des abeilles, et de ce que les agriculteurs et la société civile peuvent entamer comme démarches pour aider à sauver les butineuses. Exemple concret avec le Clos du Nid, qui a annoncé, durant la conférence, le lancement de sa pépinière de plants locaux et méllifères, construite en lien avec le syndicat apicole de Lozère et son président, Henri Clément. Par ailleurs, le Clos du nid anime un atelier de gaufrage de cire, à destination des apiculteurs locaux : particularité de cet atelier, les apiculteurs qui amènent leur cire à gaufrer repartent avec le produit de leur propre cire uniquement. « En 2020, le Clos du nid a gaufré près de deux tonnes et demi de cire », ont souligné les intervenants, se réjouissant de cette réussite.
Le Copage a aussi pu intervenir sur ses actions de plantations de haies méllifères à destination des agriculteurs : une initiative menée depuis quelques années et qui donne des résultats encourageants. Enfin, pour clore la journée, Laure Gomita, agronome à la chambre d'agriculture de Lozère, a présenté les plantes ayant un intérêt à la fois mellifère et fourrager.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

En bref
5 breve(s) � voir toutes
la phrase de la semaine

En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.