Le Réveil Lozère 20 juillet 2022 a 11h00 | Par GS

Après le gel de 2021, le département en renfort de l'État

Pour soutenir les apiculteurs victimes du gel en avril 2021, le conseil départemental a débloqué une aide exceptionnelle pour les producteurs de miel fragilisés mais dont la perte de revenu était inférieure à 13 %. Un accompagnement bienvenu mais qui ne résout pas l'enjeu de multiplication des épisodes extrêmes.

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Pour soutenir les apiculteurs victimes du gel en avril 2021, le conseil départemental a débloqué une aide exceptionnelle pour les producteurs de miel fragilisés mais dont la perte de revenu était inférieure à 13 %. Un accompagnement bienvenu mais qui ne résout pas l'enjeu de multiplication des épisodes extrêmes.
Pour soutenir les apiculteurs victimes du gel en avril 2021, le conseil départemental a débloqué une aide exceptionnelle pour les producteurs de miel fragilisés mais dont la perte de revenu était inférieure à 13 %. Un accompagnement bienvenu mais qui ne résout pas l'enjeu de multiplication des épisodes extrêmes. - © Marion Ghibaudo/Illustration

Une calamité en chasse une autre. Alors que la Lozère suffoque sous la chaleur et que le risque sécheresse s'aggrave, les services de l'État viennent de terminer l'étude des dossiers des apiculteurs ayant subi un autre phénomène extrême : le gel des nuits du 4 au 8 avril 2021, qui avait engendré un taux de perte de 50 % en moyenne sur le département, et pour lequel l'état de calamité agricole avait été déclaré le 2 mars dernier. Pour les apiculteurs, 2021 restera comme « une récolte exceptionnellement mauvaise » résume Philippe Clément, responsable du groupement de défense sanitaire apicole de la Lozère. « On avait alerté dès le mois de juillet nos élus sur ce gel tardif qui a été l'élément déclencheur de toute cette mauvaise saison ». Le syndicat apicole de la Lozère avait ainsi pressé la Direction Départementale des Territoires à demander auprès du Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) que soit reconnu le caractère de calamité agricole. Chose faite depuis le 2 mars dernier, mais une fois reconnu, restait à savoir qui sera indemnisé. Pendant plus d'un mois, les apiculteurs concernés ont pu déposer leurs dossiers auprès des services de l'État en Lozère qui ont analysé par microrégions et sur plusieurs années l'impact de la calamité, en menant parfois des enquêtes de terrain pour évaluer les dégâts occasionnés. N'étaient éligibles que les apiculteurs disposant de plus de 70 ruches (en 2020), qui avaient perdu au moins 30 % de leur récolte ou 13 % de leur revenu économique global. Le dispositif excluait également les exploitations qui ne siègent pas dans le département et celles qui ne disposaient pas d'assurance multirisque. La DDT a finalement rejeté sur ces motifs six dossiers sur les 78 présentés.

Sécheresse : l’ensemble du département passe en situation d’alerte renforcée

Déjà en situation d’alerte, le département vient de passer un nouveau seuil dans la sécheresse de cet été 2022, selon un arrêté préfectoral pris lundi 18 juillet. Conséquence : les mesures jusqu’ici valables pour le seul axe de la Colagne réalimentée sont généralisées à tous les bassins-versants. Il est désormais interdit de remplir complètement les piscines, arroser les pelouses comme les espaces verts (hors goutte à goutte). Les potagers ne doivent être arrosés qu’entre 19 heures et 22 heures. En agriculture, l’irrigation est proscrite « les samedis et dimanche », ainsi que de « 8 heures à 21 heures en semaine », et à tout moment pour « l’alimentation en eau des rases, sauf nécessité pour l’abreuvement des animaux ». Une situation qui pourrait durer car « les prévisions météorologiques annoncent un maintien de températures élevées et pas de pluie à bref délai ». À noter également que la zone Aubrac du département du Cantal est déjà en situation de « crise » depuis le 7 juillet dernier.
Pour connaître le détail des restrictions : https://www.lozere.gouv.fr ou http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr.

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En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.