Le Réveil Lozère 09 décembre 2020 a 10h00 | Par Eva DZ - La Volonté Paysanne

Bastien Hibert : « le CEFI m’a aidé à me projeter »

L’opération régionale « Moi(s) je m’installe », à l’initiative de JA Occitanie et en partenariat avec la Région Occitanie, met en lumière chaque année des jeunes qui s’épanouissent dans le métier d’agriculteur. Rencontre avec Bastien Hibert, éleveur de vaches Aubrac à Cantoin.

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L’opération régionale « Moi(s) je m’installe », à l’initiative de JA Occitanie et en partenariat avec la Région Occitanie, met en lumière chaque année des jeunes qui s’épanouissent dans le métier d’agriculteur. Rencontre avec Bastien Hibert, éleveur de vaches Aubrac à Cantoin.
L’opération régionale « Moi(s) je m’installe », à l’initiative de JA Occitanie et en partenariat avec la Région Occitanie, met en lumière chaque année des jeunes qui s’épanouissent dans le métier d’agriculteur. Rencontre avec Bastien Hibert, éleveur de vaches Aubrac à Cantoin. - © Eva DZ

Bastien Hibert a toujours « baigné » dans le milieu agricole. Ses parents sont éleveurs à Saint-Rémy-de-Montpeyroux, son frère s’est installé le premier sur la ferme familiale. Bastien Hibert s’est accroché à son rêve de devenir agriculteur à son tour. Durant son BTS ACSE suivi à l’ADPSA, il était en apprentissage chez un éleveur de Cantoin, qui lui a parlé d’un voisin agriculteur qui envisageait de prendre la retraite mais ne trouvait pas de repreneur. « C’était une bonne surprise pour moi ! J’ai saisi l’opportunité et j’ai posé ma candidature pour m’installer à sa suite », se souvient Bastien Hibert. Le futur cédant, Jean-Pierre Andrieu était inscrit au répertoire départ installation. « Comme il connaissait mon maître d’apprentissage, il savait déjà comment je travaillais et le courant est bien passé entre nous ! », poursuit Bastien Hibert.
Pour faire connaissance et évaluer la possibilité de reprendre la ferme, Bastien Hibert et Jean-Pierre Andrieu ont opté pour un Cefi (contrat emploi formation installation). Ce parrainage permet aux deux parties de travailler ensemble pendant un an, le cédant peut ainsi présenter son exploitation et le jeune jauger si son projet d’installation est réalisable. Le Cefi bénéficie d’un financement de la part de la Région ou de Pôle emploi selon le statut du futur repreneur : il ne coûte donc rien au cédant et le potentiel repreneur est rémunéré. « Cette période de mise en commun du travail m’a été très utile. Étant donné que la structure perdait 37 ha suite à l’arrêt de baux au départ à la retraite de Jean-Pierre, il me fallait prendre le temps d’adapter mon projet à ce changement : j’ai mis à profit cette année pour rendre mon projet viable », avance Bastien Hibert.
Son projet était bien ficelé : passer d’une production d’animaux de 18 mois sur des cycles plus courts (9 mois) afin de sortir un revenu plus rapidement. À la tête d’un troupeau de 55 vaches Aubrac, l’agriculteur travaille pour moitié en croisé Charolais Aubrac. Il s’est lancé dans la production d’animaux en label (deux Fleurs d’Aubrac IGP en moyenne et quatre à cinq Bœuf fermier Aubrac label rouge). « Ce n’était pas très difficile pour moi de m’adapter, mes parents sont éleveurs en race Aubrac tout comme mon maître d’apprentissage, également sélectionneur mais clairement le Cefi m’a aidé à me projeter. C’est ce qui a fait la différence pour concrétiser mon installation en dehors du cadre familial », assure Bastien Hibert.

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