Le Réveil Lozère 17 juillet 2022 a 08h00 | Par Propos recueillis par Lucie Debuire

Bastien Sachet : « Suivre le chemin pour régénérer les sols »

États-Unis, Inde, Mexique... mais aussi Hauts-de-France, autant de territoires qui travaillent avec Earthworm, une organisation non gouvernementale (ONG) sur l'écologie régénératrice des sols et des forêts. Rencontre avec son dirigeant, Bastien Sachet.

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Agronome et écologiste convaincu, Bastien Sachet dirige la fondation Earthworm, qui accompagne les territoires, dont les Hauts-de-France, à s'engager contre le réchauffement climatique.
Agronome et écologiste convaincu, Bastien Sachet dirige la fondation Earthworm, qui accompagne les territoires, dont les Hauts-de-France, à s'engager contre le réchauffement climatique. - © LD

Comment vous positionnez-vous dans le paysage de l'écologie ?
L'objectif est de proposer une écologie de solutions à toutes les entreprises et territoires. L'écologie punitive qui consiste à supprimer tel ou tel produit ou d'obliger à utiliser une technique ne fait pas avancer les choses. Notre but est de régénérer les sols et les forêts. Dans le processus d'achat des matières premières, la provenance et le processus de fabrication ne sont pas pris en compte. Cela peut entraîner la déforestation, mais aussi la dégradation des sols. Pour éviter cela, nous proposons à nos entreprises partenaires (distributeurs, multinationales, fournisseurs...) de travailler sur leurs manières de se fournir.

Comment les entreprises, territoires et agriculteurs adhèrent à votre conception de l'écologie ?
Le producteur ne s'engage pas seul, mais avec toute la filière agricole ainsi que les pouvoirs publics. Les élus territoriaux ont bien saisi l'enjeu. Les entreprises, quant à elles, font face à deux enjeux : la demande d'une partie de la société pour se procurer des aliments qui respectent l'environnement et, d'autre part, des menaces de plus en plus fortes sur leurs approvisionnements. Elles ont compris que si rien n'était fait d'ici une trentaine d'années, il leur sera difficile de s'approvisionner pour faire tourner leurs usines. C'est pourquoi, leurs actionnaires les incitent à bouger. Quant aux agriculteurs, ils sont assez réceptifs à ce concept. La nature est leur outil de travail et beaucoup cherchent à remettre de l'agronomie dans leur métier. Sauf que cela demande de tester, de prendre des risques. Selon moi, l'agriculteur doit être accompagné et cette prise de risque financée. D'où la nécessité que chaque maillon de la filière et les territoires s'engagent eux aussi.

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En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.