Le Réveil Lozère 24 mai 2022 a 09h00 | Par Chambre d'agriculture 48

Ces détails qui font la différence

Pour le service contrôle de performance bovin lait de la chambre d'agriculture de Lozère, la traite, qui constitue le travail d'astreinte quotidien de tout producteur de lait, ne doit en aucun cas être prise à la légère. C'est aussi le moment privilégié de contact entre l'éleveur et ses animaux. Le service contrôle de performance bovin lait détaille les principaux points de vigilance pour une traite efficace.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
Pour le service contrôle de performance bovin lait de la chambre d'agriculture de Lozère, la traite, qui constitue le travail d'astreinte quotidien de tout producteur de lait, ne doit en aucun cas être prise à la légère. C'est aussi le moment privilégié de contact entre l'éleveur et ses animaux. Le service contrôle de performance bovin lait détaille les principaux points de vigilance pour une traite efficace.
Pour le service contrôle de performance bovin lait de la chambre d'agriculture de Lozère, la traite, qui constitue le travail d'astreinte quotidien de tout producteur de lait, ne doit en aucun cas être prise à la légère. C'est aussi le moment privilégié de contact entre l'éleveur et ses animaux. Le service contrôle de performance bovin lait détaille les principaux points de vigilance pour une traite efficace. - © Chambre d'agriculture 48

De cette traite, doit découler la maîtrise de la qualité du lait. De bonnes pratiques de traite permettent de limiter la contamination des mamelles des vaches saines, de stimuler l'éjection du lait, de repérer les animaux infectés, mais également d'optimiser le temps passé en salle de traite. Dans un premier temps, les locaux de traite se doivent d'être accueillants, c'est-à-dire propres, suffisamment éclairés et sans stress pour les animaux. Avant chaque traite, il convient de se laver les mains rigoureusement et, c'est mieux, de porter des gants en latex.
En premier, la préparation des mamelles doit être adaptée et identique pour tous les animaux. Le nettoyage des trayons doit être systématique et adapté au niveau de saleté. Un désinfectant approuvé sera utilisé, avec lavettes individuelles ou prétrempage. Seuls les trayons seront mouillés, puis essuyés « à fond » avec une serviette sèche ou du papier, avec une attention particulière au bout du trayon.

Ne pas observer les premiers jets dans la main car cela favorise la contamination
En second, systématiquement examiner les premiers jets. Cette étape est incontournable pour détecter les premiers signes de mammite. Elle sert à éliminer les bactéries du canal et à stimuler l'éjection du lait. L'utilisation d'un « bol à fond noir » est recommandée pour percevoir plus facilement les éventuels grumeaux. Ce bol sera bien évidemment nettoyé et désinfecté entre chaque traite. Cet examen doit être fait pour tous les quartiers. Si le lait est anormal, l'examen approfondi par palpation du ou des quartiers doit être réalisé en complément (couleur, chaleur, douleur...). En cas de mammite, le lait sera donc écarté du tank, le quartier traité, et l'animal repéré (bracelet, marqueur...), jusqu'à la fin du traitement.
En troisième, la pose de la griffe doit se faire en évitant toutes prises d'air au niveau des gobelets de manière à réduire le risque de contamination externe de la peau du trayon. Également pour réduire la contamination du lait par aspiration de souillures présentes sur le sol, les pattes ou le pis de l'animal.
La pose de la griffe doit avoir lieu entre 60 et 90 secondes après le début de la stimulation de la mamelle, de manière à optimiser le réflexe d'éjection du lait et par conséquent le temps de traite. En quatrième point d'importance, la position de la griffe. Si vous constatez une prise d'air, corriger rapidement un manchon trop haut sur le trayon ou un manchon qui a glissé. Assurez-vous d'avoir la griffe bien centrée sous le pis de l'animal de manière à avoir une vitesse de traite égale de tous les quartiers.

L'arrachage du faisceau est à proscrire
En cinquième, réussir la fin de traite. Pour être complète, elle peut durer entre cinq et dix minutes par vache. Il ne faut surtout pas faire de surtraite. En cas de décrochage automatique, bien s'assurer de son bon fonctionnement. En fin de traite, le faisceau doit se dégager seul après coupure du vide. L'observation des trayons après la dépose permet de vérifier que la traite n'affecte pas la qualité des trayons. En cas de présence d'anneaux de compression, micro-hémorragies ou de lésions, cela doit alerter sur le bon fonctionnement de la machine à traire et il faut procéder rapidement à son contrôle.
La totalité du trayon sera trempé et pas uniquement le sphincter. Et, bien évidemment, le gobelet de trempage sera nettoyé entre chaque traite.
En sixième étape, réussir la bonne désinfection des trayons. Après la traite, les trayons seront trempés dans un désinfectant approuvé. Le choix de ce produit de trempage devra être en phase avec le propre environnement de l'élevage. Ce post-trempage aura pour but de limiter le passage des bactéries présentes sur la peau des trayons dans la mamelle, de préserver l'état des trayons, mais également de se protéger de toute nouvelle contamination d'origine environnementale.
La traite est un vrai savoir-faire. De tous ces gestes de base découle une meilleure maîtrise de la qualité du lait, de la situation sanitaire du troupeau en général et du temps de travail.

En pratique

Pour tout renseignement ou besoin d'accompagnement, contactez vos conseillers d'élevages, conseillers bâtiments et le service machine à traire de la chambre d'agriculture, 04 66 65 62 00.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.