Le Réveil Lozère 10 avril 2019 a 11h00 | Par Patricia Olivieri

Chèvres : une production porteuse dans l’Hexagone

Le Cantal accueille à Maurs les 10 et 11 avril le congrès national de la fédération nationale des éleveurs caprins (Fnec). L’occasion d’un éclairage par Jacky Salingardes*, président de la Fnec, sur cette production dans l’ombre des bovins dans le département.

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Jacky Salingardes préside la Fnec depuis bientôt 15ans. Il a aussi régulièrement piloté l’interprofession.
Jacky Salingardes préside la Fnec depuis bientôt 15ans. Il a aussi régulièrement piloté l’interprofession. - © VP12

Pourquoi avoir choisi de tenir votre congrès dans le Cantal, un département qui compte trois fois plus de bovins que d’habitants et bien peu de chèvres ?
Pour nous il n’y a pas de petits ou de grands départements caprins. Nous avons donné suite à la candidature de la FDSEA du Cantal parce qu’il y a ici des responsables qui s’impliquent énormément, notamment quelqu’un comme Pierre Vigier, président de la section caprine départementale.

Comment évolue la production de lait de chèvre en France ?
On recense aujourd’hui environ 6 000 élevages caprins, la plupart en Gaec pour 12 à 15 000 éleveurs avec un cheptel de près de 900 000 chèvres. Avec une particularité : c’est la seule production française à disposer quasiment autant de producteurs livreurs de lait (52 %) que de producteurs fermiers (48 %), même si ces derniers ont tendance à un peu moins se renouveler. Le plus gros bassin en termes de collecte est la Nouvelle-Aquitaine qui représente près de 55 % des volumes, devant les Pays-de-la-Loire et l’Occitanie. Nous étions jusqu’en 2018, avec un peu plus de 600 millions de litres, le premier pays producteur de lait de chèvre en Europe. Depuis, l’Espagne est passée devant. La Grèce détenant pour sa part le plus gros cheptel. Nous restons néanmoins le premier pays producteur de fromages de chèvres au monde avec 120 000 tonnes et le premier consommateur (de l’ordre de 2,5 kg par famille et par an) avec plus de 75 % des tonnages produits consommés dans l’Hexagone.

 

 

Suite de l'interview à lire dans le Réveil Lozère n°1505, du 11 avril 2019, en page 9.

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Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.