Le Réveil Lozère 04 novembre 2022 a 12h00 | Par JG

Crise de l'énergie : l'industrie entre périls et opportunités

L'explosion des prix du gaz et de l'électricité fragilise les entreprises en plein travail sur leurs budgets 2023. Au-delà de l'urgence à court terme, la crise pourrait être une opportunité pour accélérer sur la transition écologique.

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L'explosion des prix du gaz et de l'électricité fragilise les entreprises en plein travail sur leurs budgets 2023. Au-delà de l'urgence à court terme, la crise pourrait être une opportunité pour accélérer sur la transition écologique.
L'explosion des prix du gaz et de l'électricité fragilise les entreprises en plein travail sur leurs budgets 2023. Au-delà de l'urgence à court terme, la crise pourrait être une opportunité pour accélérer sur la transition écologique. - © Bernard Grifffoul/Illustration

« Aujourd'hui nous devons faire des budgets et des tarifs pour 2023, nous en sommes incapables ! », a déploré le président de La Coopération agricole, Dominique Chargé, lors du colloque Agrofinance, organisé par Réussir-Agra au Sial. Après une année 2022 marquée par l'inflation généralisée de toutes leurs charges, l'explosion des factures d'énergie achève de mettre à mal les trésoreries des entreprises. D'autant que, dans l'attente de décisions européennes, les professionnels peinent à avoir de la visibilité sur l'évolution des prix. La société spécialisée dans les produits de boulangerie et de snacking Novepan a, par exemple, vu sa facture d'électricité multipliée par six depuis le début de l'année. Des hausses que les renégociations commerciales successives n'ont pas permis de répercuter suffisamment. « Égalim 2 est un progrès, mais sur l'énergie, il n'y a aucune écoute, affirme le directeur général de l'Ania, Mickaël Nogal. Il n'est pas normal qu'une situation qu'on subit puisse donner lieu à une négociation ». Pour contraindre la distribution à répercuter, l'Ania souhaite que l'énergie soit comprise dans la part du tarif sanctuarisé, au même titre que la matière première agricole.

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la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.