Le Réveil Lozère 01 septembre 2022 a 08h00 | Par MN

Demain, de l'e-hydrogène à base d'agrivoltaïsme

La production d'e-hydrogène devrait concerner l'agriculture à plusieurs titres. Elle pourra y contribuer en fournissant l'électricité nécessaire avec l'agrivoltaïsme. Mais aussi comme client indirect, au travers des engrais qui seront fabriqués à base d'e-hydrogène.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
- © JC Gutner

Le bio-hydrogène ne sera pas le seul hydrogène à intéresser l'agriculture. L'e-hydrogène (fabriqué à partir d'électricité) tissera aussi des liens avec le secteur, notamment par l'agrivoltaïsme. D'ici 2025, la société française Green Lighthouse développement (GLHD) veut mettre en service une installation photovoltaïque sur 700 ha dans les Landes, avec 35 agriculteurs. Et pour stocker l'énergie intermittente qu'elle produira, GHLD pense sérieusement à l'hydrogène. « Le sujet fait l'objet d'une réflexion active chez GLHD, qui a à coeur de développer les synergies les mieux adaptées à ses projets et aux besoins des territoires. Nous aurons des batteries pour stocker l'électricité excédentaire pendant les heures de pointe de production, mais cela ne suffira pas. Or, l'électricité produite qui n'est pas utilisée est de l'énergie perdue », témoigne Jean-Marc Fabius, directeur de GLHD. « Le prix de vente de l'électricité varie plusieurs fois dans la journée. Une solution inéluctable est la production d'hydrogène pendant ces heures de pointe, pour stocker cette énergie ». GLHD n'est pas seul à y penser. La compagnie Totalénergies signale un projet de production d'électro-hydrogène à Port-Saint-Jérôme près de Rouen, en partenariat avec Air liquide. L'électricité proviendra de parcs éoliens et solaires, dont des parcs agrivoltaïques, selon Thierry Muller, directeur des énergies renouvelables chez Totalénergies.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.