Le Réveil Lozère 27 mai 2020 à 09h00 | Par Patricia Olivieri

Des brebis bizet pour valoriser les terres du Cézallier

Yannick et Nadège Champaix sont installés depuis le 1er janvier sur la ferme du Bac, à Allanche dans le Cantal, dont Yannick Champaix était salarié. Les brebis vont y remplacer une partie des salers.

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Yannick et Nadège Champaix ne manquent pas d'idées pour valoriser et commercialiser la viande de leurs deux troupeaux.
Yannick et Nadège Champaix ne manquent pas d'idées pour valoriser et commercialiser la viande de leurs deux troupeaux. - © DR

Depuis le 1er janvier 2020, Yannick Champaix et son épouse Nadège sont installés au Bac d'Allanche, tous deux associés en Gaec sur l'exploitation dont Yannick Champaix a été salarié 16 ans durant. Une exploitation de 140 vaches allaitantes gérée avec son père, salarié comme lui, pour le compte de propriétaires en région parisienne. Fait notable : sur cette même, le grand-père de Yannick Champaix était lui aussi... salarié agricole. Nadège Champaix va, elle, passer des ciseaux de coiffeuse à la tondeuse à moutons, dans le cadre d'une reconversion professionnelle et après une formation « adulte » (BPREA) suivie à Saint-Flour.
Si le couple a repris à l'identique la structure, avec son troupeau de Salers conduit en croisement charolais et ses 278 ha d'herbe, ce sont d'autres animaux qui nourrissent depuis plusieurs années la passion de l'éleveur : les moutons. « C'est quelque chose qui m'a toujours intrigué, attiré, j'ai d'abord essayé avec deux, trois brebis, j'ai lu pas mal de revues, je suis allé voir des éleveurs », raconte Yannick Champaix, titulaire d'un Bac STAE décroché à Bonnefont. Une passion qu'il a non seulement transmise à Nadège Champaix, mais aussi partagée en devenant président de l'estive collective du Lioran où il transhume chaque mois de juin. « Pour mon épouse, c'est aussi plus facile de travailler avec des moutons qu'avec des vaches », ajoute l'éleveur du Cézallier, par ailleurs bien décidé à contribuer à la préservation de la race autochtone bizet. « Il y en a de moins en moins alors que c'est la race de notre région. Ça a été la croix et la bannière pour en trouver. Ce serait dommage de la voir disparaître. »

 

Article à lire dans le Réveil Lozère n°1562, du 28 mai 2020, en page 16.

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