Le Réveil Lozère 18 mars 2020 à 10h00 | Par Mylène Coste

Des légumes pour le « baby food »

L’alimentation pour bébés aussi appelée « baby food » fait partie de ces débouchés peu connus. Installé depuis 25 ans sur les hauteurs de Charmes-sur-Rhône (Ardèche), Alain Mounier a fait ce choix particulier de commercialisation.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Alain Mounier, à Charmes-sur-Rhône, produits des légumes destinés à la « baby food ».
Alain Mounier, à Charmes-sur-Rhône, produits des légumes destinés à la « baby food ». - © Mylène Coste

Exclure les pesticides, bannir les nitrites… Faire des légumes pour le « baby-food » restreint le champ des possibles. Mais avec 25 années d’expérience derrière lui, le cahier des charges de l’alimentation des nourrissons* n’a plus de secret pour Alain Mounier. Ce fils d’arboriculteur n’avait pourtant pas vocation à faire de l’agriculture son métier, mais a finalement sauté le pas, en 1994, après plusieurs années dans l’automatisme. « Au cours de mon premier métier d’automaticien, j’ai été amené à travailler sur des machines et procédés pour faire des légumes déshydratés, en pulpe ou encore en cubes, dans des entreprises qui faisaient de la baby food. Une fois installé sur l’exploitation arboricole familiale, j’ai voulu diversifier la production en me tournant vers le maraîchage à destination de ce débouché particulier. » Sur ses 70 ha de SAU**, 25 ha sont consacrés à la production de légumes. Il a conservé 15 ha de vergers, quelques parcelles de céréales à paille, et 3 ha d’oliviers tout récemment plantés.
Aujourd’hui, Alain Mounier livre courgettes, aubergines et courges butternut à un fournisseur régional de l’enseigne Blédina, numéro un de l’alimentation infantile en France. « Je travaille sous contrat ce qui confère l’avantage de connaître les prix à l’avance. Au fil des ans, nous avons développé une vraie relation de confiance avec mon client », explique-t-il. « Cette année, je dois produire 750 t de légumes sous contrat. J’aimerais pouvoir en faire davantage, développer des cultures de printemps comme le chou, mais je n’ai pas suffisamment de terres adaptées pour le maraîchage. »

 

Article à lire dans le Réveil Lozère n°1552, du 19 mars 2020, en page 16.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes
la phrase de la semaine

À la différence des éco-régimes, qui seront obligatoires pour chaque État, la stratégie « Farm to fork » ne l’est pas, mais elle va se décliner dans les plans stratégiques nationaux

Explique le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, dans un entretien accordé à Agra Presse le 26 octobre.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui