Le Réveil Lozère 01 juillet 2022 a 12h00 | Par Julienne Nezan

Écrivain et agriculteur

Louis Lebourdais publie son nouvel ouvrage, « Cent ans ! Les petits bonheurs d'un paysan de l'Ouest ». Un livre anti-morosité et une réflexion sur l'agriculture et son évolution.

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Louis Lebourdais publie son nouvel ouvrage, « Cent ans ! Les petits bonheurs d'un paysan de l'Ouest ». Un livre anti-morosité et une réflexion sur l'agriculture et son évolution.
Louis Lebourdais publie son nouvel ouvrage, « Cent ans ! Les petits bonheurs d'un paysan de l'Ouest ». Un livre anti-morosité et une réflexion sur l'agriculture et son évolution. - © Pierrick Bourgault

Louis Lebourdais naît en 1923 entre Sarthe et Normandie, dans une ferme minuscule de 8 hectares sur laquelle il tente de vivre avec Lucienne son épouse. Le couple élève quelques vaches laitières avec un puits, une mare - mais pas d'eau au robinet, pas de tracteur ni d'outils, sinon ceux que la jument peut tirer. Pour se déplacer, carriole, Vélosolex noir ou petit train rural. Trois enfants naissent et la famille adopte une fillette de l'Assistance publique. Comment imaginer que des paysans qui ont davantage travaillé au cheval qu'au tracteur peuvent encore témoigner de leur savoir-faire ? Louis Lebourdais sourit : « Il y a tant de personnes à qui l'on ne demande rien... C'est fou tout ce qui se perd dans les maisons de retraite ! »
Louis Lebourdais sait passionner son auditoire. Il raconte des paysages d'autrefois, des voisins hauts en couleur, un mode de vie si différent du nôtre, dans un territoire que nous croyons connaître ; une civilisation disparue, aussi étrange que le serait un peuple lointain, mais dont le témoignage nous aide à comprendre le monde d'aujourd'hui. Louis Lebourdais et Lucienne expriment l'enthousiasme des Trente Glorieuses pour les solutions efficaces : épandre l'engrais triple le rendement du blé - mais les mauvaises herbes poussent davantage. Le négoce propose alors un herbicide. « Et des insecticides, mais on n'imaginait pas qu'ils tueraient aussi les oiseaux... ». Lucienne raconte le soulagement de combler mares et puits, « réservoirs à moustiques en été et où tant d'enfants s'étaient noyés ». Bien sûr, nombre de petits animaux s'y abreuvaient, mais la biodiversité n'était pas la priorité.

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