Le Réveil Lozère 16 juillet 2021 a 12h00 | Par Jérémy Duprat

Élvea Nord Midi-Pyrénées Lozère, une stabilité malgré des inquiétudes

S'il est une constante dans le monde agricole depuis des mois, ce sont bien les inquiétudes autour de la future Pac. L'assemblée générale d'Élvea Nord-Midi-Pyrénées-Lozère, mardi 25 juin à Rodez, a été l'occasion d'exposer les inquiétudes des adhérents.

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S'il est une constante dans le monde agricole depuis des mois, ce sont bien les inquiétudes autour de la future Pac. L'assemblée générale d'Élvea Nord-Midi-Pyrénées-Lozère, mardi 25 juin à Rodez, a été l'occasion d'exposer les inquiétudes des adhérents.
S'il est une constante dans le monde agricole depuis des mois, ce sont bien les inquiétudes autour de la future Pac. L'assemblée générale d'Élvea Nord-Midi-Pyrénées-Lozère, mardi 25 juin à Rodez, a été l'occasion d'exposer les inquiétudes des adhérents. - © Anne Posedel/Illustration

« Nous ne souhaitons pas un système qui fonctionne sous perfusion », s'est agacé un éleveur bovin lors de l'assemblée générale d'Élvea. Parmi les secteurs les plus touchés, la filière bovine, viande comme lait, concourt pour la première place. Et ce, même si les personnes présentes vendredi 25 juin l'ont répété, chacune à tour de rôle, « ce n'est pas bon d'opposer les filières et ce n'est pas notre objectif ». Un constat partagé par le nouveau président d'Élvea, Guillaume Lutrand, lors de sa première assemblée générale.
Une fois le constat posé, c'est au moment de l'évocation des plans d'actions que les avis ont divergé. Manque d'initiatives fortes et musclées pour les uns, provocations inutiles et contre-productives pour les autres. Et puis, au milieu, les résignés : « en bout de chaîne, c'est le consommateur qui a le dernier mot », « on ne pourra jamais lutter contre les productions de certains pays », ou encore le décalage entre « notre métier qui s'inscrit dans un temps long par nature alors que tout va vite aujourd'hui ». Une certitude pour tous les éleveurs, les décisions prises dans les hautes sphères européennes et françaises s'annoncent particulièrement rudes pour l'Aveyron et les départements alentour.
Ceci étant dit, plusieurs éléments inquiètent les éleveurs associés sous la bannière d'Élvea. Tout d'abord, les ventes en veau d'Aveyron et du Ségala qui continuent de chuter. 5 443 carcasses en 2020 contre 6 023 en 2019. En 2014, ce chiffre s'élevait à 8 975. Deux explications à ce phénomène, selon Élvea : le prix, d'une part, qui passe de 1 307,95 euros par tête à 1 293,55 en 2020 ; et le défi du renouvellement des générations, d'autre part. « Beaucoup d'éleveurs ne sont pas remplacés lorsqu'ils partent à la retraite », ont noté les techniciennes d'Élvea lors de la présentation du rapport. Une problématique touchant l'ensemble du monde agricole.

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Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

rappelle Willy Schraen, président de la FNC.