Le Réveil Lozère 09 novembre 2021 a 11h00 | Par Marion Ghibaudo

En Lozère, le dépistage du cancer du sein reste timide

Alors qu’octobre rose s’achève, consacré à la campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche, la Lozère est en dessous de la moyenne régionale des dépistages. Explications.

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Pour le docteur Max Barraud-Krabé, médecin responsable de site du Tarn et du Tarn-et-Garonne auprès du centre de coordination de dépistage des cancers en Occitanie, et référent du dépistage du cancer du sein pour l’Occitanie, plusieurs facteurs expliquent ce manque de dépistage.
« Après la période du Covid-19, où les dépistages ont vraiment chuté, la campagne 2021 n’est pas si mauvaise, malgré les incertitudes », rassure le docteur Barraud-Krabé. Les douze sites de dépistage en Occitanie ont pu mener des actions particulières pendant le mois d’octobre, une bonne nouvelle pour le médecin. Douze sites pour treize départements car la Lozère ne possède pas de centre de dépistage, les employés du centre du Gard ayant aussi en charge la Lozère. « C’est le seul département où il n’y a pas de site de dépistage implanté localement », selon le médecin. Avec seulement deux sites de radiologie pour desservir le plus petit département de France, implanter un site de dépistage semblait compliqué. Enfin, dernier point d’explication de ce faible pourcentage de dépistage : pour se rendre dans les centres de radiologie, il faut faire parfois beaucoup de route.
« La campagne de sensibilisation a bien marché, et pour la participation, nous sommes presque revenus aux chiffres de 2019 », a noté le médecin. Cependant, a averti ce dernier, les dépistages en Occitanie sont en dessous de la moyenne nationale, et la Lozère a l’un des taux les plus faibles au niveau régional. « L’Occitanie est une région assez particulière » selon Max Barraud-Krabé, où les zones urbaines, où les femmes se font dépister régulièrement, le disputent aux zones très rurales, comme la Lozère, « très enclavées au niveau médical, et la participation est très basse ».

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