Le Réveil Lozère 08 juillet 2023 a 12h00 | Par Véronique Gruber

Estimer la valeur d’une exploitation agricole

Pour évaluer la valeur d’une exploitation avant sa transmission, différentes méthodes existent.

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Pour évaluer la valeur d’une exploitation avant sa transmission, différentes méthodes existent.
Pour évaluer la valeur d’une exploitation avant sa transmission, différentes méthodes existent. - © Armelle Puybasset/Illustration

Pour céder son exploitation agricole et la transmettre en vue d’une reprise-installation, tout cédant doit au préalable évaluer la valeur de sa ferme. Et il est important d’anticiper suffisamment cette évaluation d’entreprise avant d’engager toute négociation avec un potentiel repreneur. Un exercice difficile, mais qui peut être facilité avec l’aide des experts du réseau Cerfrance, par exemple. Permettant ainsi de trouver une fourchette de prix objective, contentant à la fois le vendeur et l’acheteur. L’expert patrimoine du Cerfrance Haute-Loire, Vincent Prévost, prévient : « chaque exploitation est un cas particulier. Parfois les agriculteurs s’étonnent de payer plus d’impôts que leurs voisins ; leur ferme paraît semblable mais ce n’est pas du tout le cas ! Il en est de même pour la valeur de chacune d’elles ».

Différentes méthodes de calcul
Trois méthodes principales sont utilisées par le réseau Cerfrance : la méthode patrimoniale, la méthode de reprenabilité et la méthode de rentabilité. La combinaison des trois permet d’obtenir une valeur justifiable et pondérée entre le cédant, souvent centré sur la valeur patrimoniale, et le repreneur, dont le projet doit rester finançable, viable et vivable. Une fois la valeur de l’entreprise estimée, les deux parties (cédant et repreneur) s’engagent alors dans une phase de négociations.
Ces méthodes sont applicables aux exploitations individuelles comme aux sociétés agricoles, dans ce dernier cas c’est la valeur de la part sociale qui est évaluée. « L’évaluation d’entreprise constitue une première étape de la transmission ; il reste ensuite à aborder trois autres grandes questions : que transmet-on, quand et comment ? » conclut Vincent Prévost.

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