Le Réveil Lozère 17 juin 2020 à 10h00 | Par DB

FNEC : une crise sanitaire gérée au mieux

Les éleveurs laitiers et fermiers, administrateurs de la fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC), ont été pleinement mobilisés face à la crise sanitaire du Covid-19. Résumé du dispositif avec le président Jacky Salingardes.

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- © Marion Ghibaudo - Illustration

La filière caprin lait française a fait face aux conséquences économiques de la crise sanitaire, même si toutes les préoccupations ne sont pas encore levées. « Dès le début, le réseau a été informé en temps réel sur la situation, l’avancement de nos négociations avec le cabinet du ministre de l’agriculture et les mesures obtenues », rappelle Jacky Salingardes, président de la FNEC. « Le pilotage fin de la situation au sein de l’Anicap (association nationale interprofessionnelle caprine), que je préside, a abouti, dès le 26 mars à un message appelant à la maîtrise des volumes à l’approche du pic de collecte. Si cette maîtrise est toujours demandée aux producteurs par certaines entreprises fabriquant des fromages AOP ou artisanaux, elle n’est globalement plus d’actualité pour le reste des producteurs. Grâce aux efforts et à la solidarité des opérateurs, la filière a passé ce cap difficile. Les producteurs, hormis des situations localisées, n’ont pas eu à détruire de lait ».
Fin mars, la FNEC a porté plusieurs demandes au ministère : « la mise en place d’aides au stockage privé de fromages et la prise en charge des citernes qui seraient détruites faute de pouvoir entrer dans la chaîne de fabrication » selon la FNEC. « Chaque semaine nous avons fait un point précis avec le cabinet du ministre de l’agriculture » poursuit Jacky Salingardes. « Alors que nos voisins européens voyaient leurs références baisser de 10 à 15 % et le prix du lait de chèvre chuter jusqu’à 30 %, notre mobilisation a permis de passer la crise sans baisse de prix, ni perturbation de la collecte. Avec le soutien du ministère, nous avons obtenu fin avril l’éligibilité du caillé congelé dans le dispositif d’aides au stockage privé, en nous assurant que les entreprises du secteur caprin puissent en bénéficier, notamment les plus vulnérables (TPE, artisans et PME) ».

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On ne sait pas trop ce que l’on a perdu encore. On sait qu’une grande partie sera récupérée, mais pas tout. Sur les deux chambres, il y a 2 000 ordinateurs à analyser. On saura d’ici une semaine

a expliqué à l’AFP Philippe Noyau, le président de la chambre du Centre-Val-de-Loire. Les chambres d’agriculture du Centre-Val-de-Loire et de Nouvelle-Aquitaine ont été victimes d’une cyberattaque.