Le Réveil Lozère 19 octobre 2022 a 10h00 | Par P. Olivieri

Fromages AOP : deuxième employeur d’Auvergne

Au travers de l’Afa dotée d’un nouveau plan stratégique, les cinq AOP d’Auvergne entendent affirmer leur poids dans l’économie régionale et revaloriser leur place dans les rayons.

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Philippe Lorrain et Sébastien Nigon (producteur de lait à Ambert et président du Sifam) avec la brochure tout juste éditée.
Philippe Lorrain et Sébastien Nigon (producteur de lait à Ambert et président du Sifam) avec la brochure tout juste éditée. - © P. Olivieri

Quel est le deuxième employeur privé de feue la région Auvergne derrière Michelin ? Une vraie colle qui pourrait inspirer le Jeu des mille euros. La semaine dernière au Sommet de l’élevage a été donnée la réponse : la filière fromagère AOP d’Auvergne. Réunis au sein de l’Afa, l’Association des fromages d’Auvergne, les ODG (organisme de défense et gestion) des cinq fromages AOP d’Auvergne ont dévoilé les résultats d’une étude diligentée en 2021 et qui met en exergue l’empreinte économique de l’activité fromagère, une activité par ailleurs non délocalisable.

20 500 emplois directs et indirects
Cette filière fromagère AOP concentre ainsi près de 4 600 emplois directs (équivalents temps plein) répartis dans 1 914 exploitations laitières dont 300 en production fermière. S’ajoutent à ces emplois directs de l’amont ceux de l’activité de collecte assurée par 24 opérateurs, de la transformation dans les 28 ateliers présents sur le territoire, et de l’affinage des fromages AOP dans 50 caves. Soit au total quelque 2 500 emplois directs associés à la fabrication fromagère. Ce sont par ailleurs 13 500 emplois indirects que ces filières génèrent, ce qui conduit à 20 500 emplois touchant de près ou de loin les appellations fromagères d’Auvergne. « Nous-mêmes, on n’avait aucune idée de ce qu’on pesait vraiment, souligne Philippe Lorrain, ancien président de l’Afa. C’est tout un territoire, tout un environnement socio-économique qui dépend de cette activité laitière et fromagère, des familles de producteurs mais aussi de salariés. »

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la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.