Le Réveil Lozère 07 octobre 2020 à 09h00 | Par Propos recueillis par Dorothée Briand, Virginie Charpenet, Vincent Fermon, Yannick Groult, Thierry Guillemot et Nicole Ouvrard

« Je souhaite lancer un plan d’action dédié aux zones intermédiaires »

Pour le ministre de l’Agriculture, les zones intermédiaires sont « un sujet de préoccupation majeur ». Julien Denormandie revient sur le plan de relance, les débats sur l’élevage et la future Pac.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture.
Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture. - © Dorothée Briand

Dix ans après la vague de 2010, votre ministère va lancer une nouvelle campagne de recensement des agriculteurs. Qu’en attendez-vous ?
C’est un événement incroyablement important, car c’est ce qui doit nous permettre de définir des politiques publiques qui sont les plus adaptées aux réalités du terrain. Au-delà de la masse des données, ce qui m’intéresse le plus, c’est de savoir, territoire par territoire, quelle est véritablement la situation. J’en attends un outil d’aide à la décision publique pour être sûr que les décisions que nous prenons correspondent à la réalité des territoires. Par exemple, nous sommes en train de discuter de cet incroyable défi qui est au cœur de toute la politique de souveraineté et d’indépendance que je prône depuis mon arrivée : le défi démographique, le renouvellement des générations d’agriculteurs. À chaque fois que je me déplace sur le terrain, j’entends le même chiffre dans tous les territoires : 50 % des exploitations vont cesser leur activité dans les cinq à dix ans qui viennent. Cela prouve bien qu’il y a besoin de plus de finesse. Cela change tout de savoir si le défi est immense dans un territoire et un peu moins dans un autre, s’il est à cinq, sept ou dix ans.

Au-delà de cette dimension territoriale, le nombre global d’agriculteurs sera aussi très commenté. Pensez-vous qu’il doit cesser de diminuer ?
Un pays ne peut pas être fort sans une agriculture forte, et il ne peut pas y avoir d’agriculture sans agriculteurs. Ceci étant dit, y a-t-il un nombre prédéfini d’agriculteurs dans notre pays ? Je ne pense pas que ce soit le bon angle, car ce nombre dépend des évolutions, des moyens de production, des modèles… Jamais je ne m’inscrirai dans une opposition entre modèles. Je trouve complètement décalés, pour ne pas dire absurdes, ceux qui disent le seul modèle c’est l’export ou que le seul modèle ce sont les circuits courts. Si nous voulons une France forte, une agriculture forte, nous avons besoin des deux.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes
la phrase de la semaine

À la différence des éco-régimes, qui seront obligatoires pour chaque État, la stratégie « Farm to fork » ne l’est pas, mais elle va se décliner dans les plans stratégiques nationaux

Explique le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, dans un entretien accordé à Agra Presse le 26 octobre.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui