Le Réveil Lozère 09 septembre 2023 a 12h00 | Par Charlotte Bayon

Jessy Trémoulière, héroïne du rugby et agricultrice de cœur

À 31 ans, Jessy Trémoulière a déjà derrière elle un palmarès remarquable dans le monde du rugby. Après douze ans passés en équipe de France, le titre de meilleure joueuse du monde de la décennie 2010-2020, elle décide de raccrocher les crampons tricolores pour se consacrer pleinement à sa seconde passion : l’agriculture.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
À 31 ans, Jessy Trémoulière a déjà derrière elle un palmarès remarquable dans le monde du rugby. Après douze ans passés en équipe de France, le titre de meilleure joueuse du monde de la décennie 2010-2020, elle décide de raccrocher les crampons tricolores pour se consacrer pleinement à sa seconde passion : l’agriculture.
À 31 ans, Jessy Trémoulière a déjà derrière elle un palmarès remarquable dans le monde du rugby. Après douze ans passés en équipe de France, le titre de meilleure joueuse du monde de la décennie 2010-2020, elle décide de raccrocher les crampons tricolores pour se consacrer pleinement à sa seconde passion : l’agriculture. - © Charlotte Bayon

« Lorsque j’ai commencé le rugby à 16 ans, tout s’est enchaîné très vite », explique Jessy Trémoulière. En effet, la jeune femme connaît dès ses débuts une ascension fulgurante. Elle grandit sur l’exploitation familiale en Haute-Loire, à Bournoncle-Saint-Pierre, avec son père et son frère. Elle découvre ce qui deviendra son sport fétiche lors d’une initiation au lycée agricole Brioude-Bonnefont. « Je ne connaissais pas grand-chose au rugby. Je ne savais même pas qu’il y avait une équipe de France féminine », explique-t-elle. Et pourtant : Jessy effectue plusieurs stages qui ne tarderont pas à la faire repérer par l’ASM Romagnat, club féminin phare situé dans le Puy-de-Dôme, qu’elle rejoindra à 18 ans. Rapidement, elle est sélectionnée pour intégrer l’équipe de France « moins de vingt ans », et connaîtra sa première sélection à 19 ans pour le XV de France, pour remplacer une joueuse blessée. C’est cette opportunité qui la mettra sur le devant de la scène sportive : elle en devient rapidement un élément indispensable.
En 2015, elle signe son premier contrat professionnel avec l’équipe de France à sept, et la vie de la jeune femme commence à changer radicalement. « Les entraînements étaient près de Paris (Marcoussis) et on a commencé à voyager dans le monde entier. Grâce au rugby j’ai pris l’avion, j’ai énormément voyagé, je suis sortie de la ferme ! » s’amuse-t-elle. L’année suivante, l’équipe participe aux Jeux olympiques de Rio et termine sixième au classement mondial. En 2019, à l’occasion du tournois des six Nations à sept, les Bleues se hissent jusqu’à la troisième place du classement. « J’ai vécu des moments inoubliables. Grâce à ces voyages, j’ai beaucoup grandi et pris conscience de beaucoup de choses. Lorsqu’on rentre, on voit tout différemment ». Mais si une chose n’a jamais changé chez la sportive de haut niveau, c’est son attachement pour l’exploitation familiale et son amour pour le domaine agricole.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

En bref
5 breve(s) � voir toutes
la phrase de la semaine

L’Inao hésite à communiquer sur les Siqo, notamment par peur d’être pris en défaut et sans doute aussi à cause de la difficulté à rendre les fondamentaux lisibles pour le consommateur

souligne le rapport rendu public le 25 septembre par le CGAAER (ministère de l’Agriculture), qui plaide pour « la formalisation et la mise en œuvre d’un plan d’action pour l’adaptation (…) au changement climatique &ra