Le Réveil Lozère 08 septembre 2021 a 14h00 | Par Marion Ghibaudo

Jonathan Fayt : « c’est le travail que j’aime »

Les 18 et 19 septembre se déroulera le concours départemental Aubrac à la halle d’Aumont-Aubrac. Une manifestation attendue par les éleveurs, et l’occasion de mettre en avant leurs élevages. Portrait de Jonathan Fayt : jeune installé et premier concours.

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Les 18 et 19 septembre se déroulera le concours départemental Aubrac à la halle d’Aumont-Aubrac. Une manifestation attendue par les éleveurs, et l’occasion de mettre en avant leurs élevages. Portrait de Jonathan Fayt : jeune installé et premier concours.
Les 18 et 19 septembre se déroulera le concours départemental Aubrac à la halle d’Aumont-Aubrac. Une manifestation attendue par les éleveurs, et l’occasion de mettre en avant leurs élevages. Portrait de Jonathan Fayt : jeune installé et premier concours. - © Marion Ghibaudo

Installé depuis mai 2017, Jonathan Fayt a déjà participé à quelques comices locaux, mais c’est son premier concours départemental. Une fierté pour ce jeune agriculteur qui a décidé, dès le départ, de ne travailler qu’en race pure. « J’ai toujours été passionné par la race Aubrac », souligne l’agriculteur, heureux dès qu’on lui parle de ses bêtes.
Élevant une cinquantaine de mères Aubrac sur près de 193 hectares, Jonathan Fayt a diversifié ses revenus : 30 % du cheptel, croisé en Aubrac-charolais part à l’export ; il vend aussi « quelques génisses en pure race Aubrac », et est labellisé bœuf fermier Aubrac label rouge depuis 2019. Enfin, il vend quelques caissettes en vente directe, l’hiver surtout, quand l’activité sur la ferme se calme un peu. « Je suis en système foin, et je travaille en monte naturelle, avec quatre taureaux et un taureau charolais », décrit l’agriculteur.
S’il s’est inscrit à ce concours départemental, c’est, dit-il, « grâce à la technicienne de la chambre d’agriculture qui le suit, Claire Forestier, parce qu’elle m’y a poussé. Et je la remercie ». Maintenant qu’il s’est engagé, il a même hâte d’y participer. « Le concours, c’est un moment de l’année où on peut tous se retrouver, se comparer, et ça montre que le pays vit », explique Jonathan Fayt, dans un grand sourire timide. Et pour marquer le coup, il va présenter plusieurs animaux : trois doublonnes, un taureau adulte de trois ans, et un couple croisé. « Même si j’avais peur de ne pas avoir les animaux, Claire Forestier m’a convaincu du contraire. En plus, le troupeau a bien mangé cette année », se satisfait-il.
« Pour moi, ce concours est l’occasion de montrer mon style de bête : j’aime les vaches racées qui ont de belles têtes, les belles aux yeux noirs ». Pour son troupeau, il cherche avant tout de la docilité dans cette race rustique et indépendante.

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rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.