Le Réveil Lozère 27 avril 2022 a 11h00 | Par Marion Ghibaudo

L'épicéa, un arbre plus fragile qu'il n'y paraît : le CRPF incite à la vigilance sur ces plantations

Vendredi 22 avril, le CRPF a organisé une réunion d'information autour de l'épicéa, et des questions autour de son avenir dans les forêts lozériennes.

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Vendredi 22 avril, le CRPF a organisé une réunion d'information autour de l'épicéa, et des questions autour de son avenir dans les forêts lozériennes.
Vendredi 22 avril, le CRPF a organisé une réunion d'information autour de l'épicéa, et des questions autour de son avenir dans les forêts lozériennes. - © Marion Ghibaudo

« Dans le quart nord-est de la France, les scolytes ont ravagé des peuplements d'épicéas », a rappelé Loïc Molines, ingénieur au CRPF de Lozère, dans son mot d'introduction de la matinée d'information. Selon l'ONF, en 2020, en région Grand-Est, « on estime à 3,3 millions de mètres cubes de bois déclassés (NDLR, bois qui ont perdu de leur valeur, attaqués par un insecte ou pour une autre raison de dépérissement) dont 1,8 million de mètres cubes d'épicéas. » Des mètres cubes de bois déclassés car attaqués par des scolytes, ces petits insectes qui creusent des galeries sous l'écorce des arbres et entraînant le dépérissement des arbres touchés. En année normale, le bois déclassé récolté représente moins d'un million de mètres cubes. Habituellement valorisés comme bois de charpente et de menuiserie, les épicéas altérés par le scolyte sont déclassés par les scieurs, notamment en raison du développement d'un champignon qui accompagne les scolytes et qui vient bleuir le bois, a rappelé l'ONF. Ce développement inquiétant pour l'avenir de la forêt française, et qui touche désormais la moitié nord de la France, est du en partie aux conditions climatiques extrêmes de ces dernières années, affaiblissant les défenses des arbres et ouvrant la voie aux attaques d'insectes ravageurs.
Si l'épicéa commun a été largement plébiscité, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans des plantations pour son bon taux de reprise, il exige des conditions climatiques particulières pour s'épanouir : le planter plutôt en altitude, 600 mm de précipitations par an a minima, etc. « Les années sèches que nous avons connues occasionnent des stress importants sur ces arbres », a pointé Loïc Molines.

En pratique

Pour plus d'informations sur le sujet, contacter le CRPF au 04 66 65 26 79.

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