Le Réveil Lozère 13 juillet 2022 a 14h00 | Par P. Dumont

L’Idele fait le point sur les évolutions des performances de l’élevage bovin viande

Entre flambée des prix des matières premières et décapitalisation, l’élevage bovin viande est à la peine. Le 27 juin, l’Institut de l’élevage faisait le point sur la question dans un webinaire baptisé « Quelles évolutions récentes et leviers d’adaptation des systèmes bovins allaitants de Nouvelle-Aquitaine dans le contexte actuel ? »

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Entre flambée des prix des matières premières et décapitalisation, l’élevage bovin viande est à la peine. Le 27 juin, l’Institut de l’élevage faisait le point sur la question dans un webinaire baptisé « Quelles évolutions récentes et leviers d’adaptation des systèmes bovins allaitants de Nouvelle-Aquitaine dans le contexte actuel ? »
Entre flambée des prix des matières premières et décapitalisation, l’élevage bovin viande est à la peine. Le 27 juin, l’Institut de l’élevage faisait le point sur la question dans un webinaire baptisé « Quelles évolutions récentes et leviers d’adaptation des systèmes bovins allaitants de Nouvelle-Aquitaine dans le contexte actuel ? » - © Sophie Bourgeois/Illustration

C’est dans le contexte de hausses de charges que nous connaissons depuis le début du conflit ukrainien que l’Idele a fait le point sur l’évolution des élevages bovins allaitants dans un webinaire. Outre l’évolution des structures, des moyens de production et des revenus, l’impact de la conjoncture sur les performances économiques a aussi été abordé. Enfin, l’institut a évoqué des leviers et des pistes d’adaptation pour des systèmes plus résilients à l’avenir.
Entre 2014 et 2020, 56 élevages bovins ont été suivis : naisseurs en blondes d’Aquitaine, en Limousines et naisseurs engraisseurs en Limousines. Sur cette période, marquée par des épisodes de sécheresse mais aussi sanitaires (FCO, Covid…) et politiques (réforme de la Pac), l’Idele fait plusieurs constats. Alors que les structures s’accroissent, même si on observe un tassement après 2017, la main-d’œuvre se stabilise et la main-d’œuvre bénévole est en recul. Les exploitants évoquent une saturation au niveau du travail. Les naissances ont reculé, les difficultés liées aux sécheresses successives conduisant les exploitations à ajuster leur troupeau en décapitalisant. La productivité des troupeaux a connu une hausse chez les naisseurs-engraisseurs alors qu’elle est restée stable chez les naisseurs. On constate un alourdissement des carcasses et une augmentation de la demande en broutards lourds. Des animaux plus lourds, un affouragement estival plus fréquent, des rendements de maïs plutôt en baisse rendent les systèmes plus consommateurs de fourrage et de concentré. Au niveau économique, l’institut note une augmentation des charges de structure dans les systèmes naisseurs. Relevé également, une forte variabilité de l’excédent brut d’exploitation. Globalement, l’efficacité économique se dégrade. Si l’on ajoute à cela une rentabilité du capital faible, on peut s’interroger sur les possibilités de transmission des exploitations dans le futur.

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En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.