Le Réveil Lozère 07 août 2022 a 12h00 | Par Sophie Sabot

La chèvre anglo-nubienne laitière trace sa route en France

L'association française de la chèvre anglo-nubienne laitière (Afcal) a vu le jour fin février. Son siège est à Brette, en Drôme, mais elle réunit des éleveurs de toute la France. Rencontre avec sa présidente, Céline Brès.

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L'association française de la chèvre anglo-nubienne laitière (Afcal) a vu le jour fin février. Son siège est à Brette, en Drôme, mais elle réunit des éleveurs de toute la France. Rencontre avec sa présidente, Céline Brès.
L'association française de la chèvre anglo-nubienne laitière (Afcal) a vu le jour fin février. Son siège est à Brette, en Drôme, mais elle réunit des éleveurs de toute la France. Rencontre avec sa présidente, Céline Brès. - © Sophie Sabot

Longues oreilles tombantes et nez busqué, la chèvre de race anglo-nubienne ne passe pas inaperçue, d'autant qu'elle est souvent de grand format et d'un caractère plutôt sociable. Céline Brès, éleveuse à Brette, dans la Drôme, au coeur d'un territoire montagneux entre Diois et Baronnies provençales, a découvert la race il y a plus de vingt ans. Depuis, la chèvre anglo-nubienne s'est imposée au sein de son troupeau. Celui-ci compte désormais 125 laitières dont une vingtaine en race pure anglo-nubienne issues de croisements d'absorption, une quarantaine de croisées, le reste en race alpine et saanen. L'exploitation élève également, pour la viande, vingt-cinq chèvres boers. Avec cinq autres éleveurs, Céline Brès vient de créer l'association française de la chèvre anglo-nubienne laitière (Afcal) dont elle est présidente. Ses collègues sont installés en Ardèche, Aveyron, dans le Var et les Alpes-Maritimes. « Nous nous sommes rencontrés notamment via les réseaux sociaux. Nous étions tous confrontés à la même difficulté : trouver des reproducteurs issus de lignées laitières », explique l'éleveuse.

Pourquoi avoir choisi l'anglo-nubienne ?

Quand, en 2000, elle achète sa première chevrette anglo-nubienne, via un éleveur que sa mère connaît au Syndicat caprin de la Drôme, Céline Brès a d'abord pour idée de « se faire plaisir ». Le physique de l'animal lui plaît et elle a eu vent de son caractère « plutôt cool ». Au fil des années et de l'achat de boucs partout en France et jusqu'en Belgique, l'anglo-nubienne va prendre une place conséquente dans son élevage. D'abord pour la richesse de son lait. Ensuite pour sa capacité à bien valoriser les ressources. « Elles mangent de tout, herbe ou broussaille, sans trier. Elles sont aussi capables de rester longtemps dressées sur leurs pattes arrière pour aller chercher à manger dans les arbres, décrit l'éleveuse. Enfin, nous avons constaté qu'elles craignent moins la chaleur que nos autres chèvres et pâturent même en période de canicule. » Céline Brès estime que les croisements avec l'alpine ou la saanen donnent « de super bêtes », qui gardent un bon niveau de production laitière avec des taux élevés. Et, cerise sur le gâteau, avec des chevreaux plus costauds et davantage de viande à valoriser.

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En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.