Le Réveil Lozère 06 février 2022 a 12h00 | Par Alison Pelotier

La faune sauvage, réservoir de maladies transmissibles à l’homme et aux animaux d’élevages

 Le réseau national de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères de la faune sauvage (Sagir), en lien avec les laboratoires d’analyses départementaux, joue un rôle central dans la détection précoce de maladies pour la faune sauvage et leur propagation aux animaux domestiques.

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Des taux de mortalité importants et inhabituels au sein de la faune sauvage déclenchent la plupart du temps des autopsies en laboratoire.
Des taux de mortalité importants et inhabituels au sein de la faune sauvage déclenchent la plupart du temps des autopsies en laboratoire. - © LDA 39

Parmi les maladies les plus dangereuses pour les animaux d’élevage véhiculées par la faune sauvage, la grippe aviaire, la peste porcine africaine, la tuberculose bovine et la brucellose sont aujourd’hui observées de près par le monde scientifique. La grippe aviaire, maladie virale très contagieuse, affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer dans sa forme la plus grave des épisodes de mortalité pouvant aller jusqu’à la perte totale d’un élevage de volailles et des baisses de production très importantes. Suite aux derniers épisodes de contaminations du virus H1N1 sur des volailles dans le Sud-Ouest, « 2,5 millions d’entre elles vont être euthanasiés dans les trois prochaines semaines », a fait savoir le ministère de l’Agriculture, jeudi 20 janvier. « Les virus de l’influenza sont très nombreux et très changeants, ils mutent assez rapidement comme ceux de la grippe chez l’homme », explique Romain Persicot, directeur de la fédération régionale des groupements de défense sanitaire (FRGDS). Quelle que soit la souche, les symptômes sont principalement les mêmes : respiratoires, digestifs ou nerveux. « Des poules prostrées sur elles-mêmes doivent mettre la puce à l’oreille de l’éleveur qui ne doit pas tarder à appeler son vétérinaire sanitaire en cas de suspicion de la maladie », ajoute-t-il. Début janvier 2022, trente pays sont touchés par l’épizootie sur l’ensemble du continent européen, avec les premiers foyers et cas survenus fin décembre en Slovénie. L’Italie enregistre un nombre élevé de contaminations avec près de 300 foyers de volailles détectés cette saison, et toujours de nombreuses déclarations en Vénétie. Le sous-type H5N1 est largement majoritaire.

Le réseau Sagir

Le réseau Sagir est un dispositif national de surveillance épidémiologique. Sa mission est de détecter le plus tôt possible l’émergence de maladies de la faune sauvage pouvant affecter la santé des animaux domestiques. « L’alerte peut venir aussi bien des fédérations de chasse que des agents des parcs naturels, des services de DDPP, lorsqu’ils observent un état de santé ou des taux de mortalité anormaux sur une population de la faune sauvage », explique Isabelle Losinger-Chabod, cheffe de service adjointe du service régional connaissance Aura à l’OFB. Une fois les autopsies ou analyses bactériologiques ou parasitaires effectuées, chaque laboratoire partenaire du réseau Sagir fait remonter ses résultats sur l’interface Epifaune de l’OFB qui les centralise et déclenche, si besoin, les dispositifs sanitaires nécessaires à la gestion des épizooties.

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Je les invite plutôt à rejoindre les forces vives des structures qui œuvrent au quotidien à faire bouger les lignes. Tout comme j’encourage les jeunes à rejoindre nos écoles d’agronomie pour contribuer demain à accompagner ces indispensables évolutions

a répondu le président de chambres d’agriculture France (ex-Apca), Sébastien Windsor, le 16 mai dans une longue « lettre ouverte » au collectif d’étudiants d’AgroParisTech.