Le Réveil Lozère 19 mai 2022 a 12h00 | Par Ludovic Vimond

La manutention mise sur l'électrique

De plus en plus de constructeurs proposent des automoteurs de manutention animés électriquement. La technologie évoluant, le nombre de modèles est amené à se développer.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
De plus en plus de constructeurs proposent des automoteurs de manutention animés électriquement. La technologie évoluant, le nombre de modèles est amené à se développer.
De plus en plus de constructeurs proposent des automoteurs de manutention animés électriquement. La technologie évoluant, le nombre de modèles est amené à se développer. - © Merlo

De nombreux acteurs du secteur de la manutention agricole s'intéressent à l'animation électrique des valets de ferme, chargeuses et autres chargeurs télescopiques. Ils proposent pour la plupart plutôt des engins de faible puissance. Mais tous s'accordent à dire, l'évolution des technologies aidant, que l'offre électrique est amenée à s'étoffer vers le haut et que les performances vont progresser.
Selon les fabricants, la stratégie est plus ou moins poussée. Bon nombre d'entre eux ont fait le choix de partir d'un modèle existant et de remplacer le moteur diesel et la transmission par un pack de batteries et deux moteurs électriques. D'autres ont conçu des engins spécifiques, à l'image du chargeur télescopique e-Worker de Merlo, qui rentre en phase de commercialisation, ou du skid-steer Bobcat T7X récemment dévoilé au CES, le salon américain des nouvelles technologies. Capable d'atteindre 4,80 m de haut et de soulever 2,5 tonnes, l'e-Worker dispose de moteurs électriques directement dans les roues avant (non-directrices), et selon les modèles d'un moteur de roue pour l'essieu arrière à grand-angle de braquage. Dotée d'une batterie lithium ion de 62 kilowatts, la chargeuse compacte à chenilles T7X de Bobcat se caractérise par une animation électrique, aussi bien de l'avancement que de la manutention.

Des performances comparables, une autonomie réduite
Concernant les performances, constructeurs et premiers utilisateurs estiment qu'il n'y a pas de différences notables en termes de débit de chantier à la manutention. Les points de comparaison majeurs restent la vitesse maximale d'avancement (12,5 à 20 km/h) et l'autonomie. Cette dernière est annoncée, selon les marques et les engins, entre 3,5 et 8 heures en usage classique, et entre 2,5 et 5 heures en usage intensif. « Pour dimensionner notre batterie, nous avons considéré le temps d'utilisation classique de nos engins thermiques : 92 % d'entre eux ne dépassent pas 3 heures de travail quotidiennes », justifie Maxime Lenoir. Chez Merlo, l'e-Worker propose trois modes de travail concernant l'intensité d'utilisation souhaitée, inversement proportionnelle à l'autonomie. Sur son valet de ferme 23e, Schäffer propose jusqu'à deux jeux de batteries pour augmenter l'autonomie.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

En bref
5 breve(s) � voir toutes
la phrase de la semaine

Julien Denormandie avait promis que les aides à la conversion qui ne sont pas consommées resteraient orientées vers l’agriculture biologique, et c’est ce que nous devons confirmer avec Marc Fesneau

indique à Agra presse Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA en charge du dossier.