Le Réveil Lozère 29 avril 2021 a 07h00 | Par Damien Valleix

La salle de traite en épi n’a pas dit son dernier mot

Investir dans une salle de traite économique avec la perspective d’accueillir un associé ou un salarié reste une alternative crédible à un robot, particulièrement pour qui traire reste un plaisir. Exemple en Corrèze.

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Après quelques stages et une période au service de remplacement, Océane maintient sa préférence pour le système en épi.
Après quelques stages et une période au service de remplacement, Océane maintient sa préférence pour le système en épi. - © UP 19

Coût, rapidité, confort, hygiène, place, gestion de l’astreinte… Choisir son installation de traite soulève de nombreuses questions. Jacques Cornelissen, producteur à Saint-Frejoux près d’Ussel, n’y échappe pas lorsque, après plusieurs années de traite en extérieur, il décide d’investir dans une installation fixe calibrée pour 80 laitières pour 600 000 litres de lait. « J’étais seul à l’époque. Évidemment, j’ai envisagé la possibilité d’investir dans un robot mais j’ai assez vite écarté cette hypothèse car mon objectif était d’accueillir une deuxième personne, salariée ou associée. Le robot, par le montant d’investissement et par son coût d’entretien, remettait en cause la capacité de l’exploitation à rémunérer deux personnes. De plus, nous sommes dans une zone à faible densité laitière. En cas de coup dur, on peut trouver quelqu’un qui sache traire, mais activer ou dépanner un robot me semblait plus compliqué. Enfin, nous disposons de 45 ha de prairies à proximité immédiate du bâtiment. Je voulais conserver un système me permettant de valoriser le pâturage et produire ainsi à moindre coût ».
Le roto est séduisant mais là aussi le montant de l’investissement et la place nécessaire font douter l’éleveur. Son choix se portera finalement sur un système classique mais qui a fait ses preuves, une salle de traite en épi 2×8, avec un système de sortie rapide et une porte rotative. Avec un peu d’autoconstruction, l’éleveur s’en tire pour 60 000 €, avec un coût d’entretien raisonnable pour les années à venir.

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Le projet prévoirait, dans une phase de transition, l’accompagnement de chaque collaborateur et un soutien individualisé aux éleveurs

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