Le Réveil Lozère 30 octobre 2019 a 10h00 | Par Agrafil

La situation financière des élevages bovins s’est dégradée en 2018 (Idele)

Abonnez-vous Reagir Imprimer

Les revenus disponibles des élevages laitiers et allaitants suivis par l’observatoire de l’endettement ont globalement reculé en 2018, d’après une étude de l’Idele publiée le 23 octobre sur 950 exploitations clôturant leur comptabilité en hiver. Pour les bovins lait et viande, les produits sont stables, mais les charges sont en hausse dans les quatre régions étudiées (Grand-Ouest, Cantal, Dordogne et Saône-et-Loire). En lait, le revenu disponible recule de 10 à 30 % par rapport à 2017 (16 000 euros annuels par UTH familiale en moyenne). Les prélèvements privés sont « toujours restreints » (18 000 euros annuels), d’où une marge de sécurité « inexistante ». Constat similaire dans les exploitations allaitantes, avec un revenu de 15 600 euros, « en baisse marquée dans le Grand-Ouest (…) et en montagne ». Seul le bassin allaitant historique connaît « une petite hausse ». En moyenne, les prélèvements privés atteignent 12 600 euros par UTH. En lait, 35 % des exploitations étudiées sont dans une situation « critique » (endettées à long et moyen terme et sans trésorerie) contre 16 % en bovins viande. Des difficultés particulièrement criantes dans le Grand-Ouest, avec un élevage laitier sur deux et 42 % des fermes allaitantes dans ce cas. Tous ces résultats n’intègrent pas l’impact des sécheresses de 2018 et 2019.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.