Le Réveil Lozère 26 janvier 2022 a 12h00 | Par GS

Lancement d'une foncière agricole portée par la région et la Safer Occitanie

Après plusieurs tests, la région déploie cette année un nouveau dispositif d'accompagnement à l'acquisition du foncier agricole, en lien avec la Safer régionale et de nouveaux acteurs.

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Après plusieurs tests, la région déploie cette année un nouveau dispositif d'accompagnement à l'acquisition du foncier agricole, en lien avec la Safer régionale et de nouveaux acteurs.
Après plusieurs tests, la région déploie cette année un nouveau dispositif d'accompagnement à l'acquisition du foncier agricole, en lien avec la Safer régionale et de nouveaux acteurs. - © Marion Ghibaudo/Archives

L'idée n'est pas foncièrement mauvaise. Face au constat de la difficulté du renouvellement de générations d'agriculteurs, la région Occitanie lance une société foncière agricole régionale. L'objectif : « accompagner les projets d'installation » pour une agriculture durable, et « favoriser l'accès au foncier par un achat différé » explique la région dans un communiqué. Cela fait des années que la Safer et la Région entreprennent des initiatives en la matière. Déjà, l'ex-région Midi-Pyrénées avait établi des conventions de partage des coûts sur quatre à huit ans pour les nouveaux installés. Après la fusion des régions, l'idée avait été repensée et a donné lieu à huit projets expérimentaux, dans autant de filières et de départements. Le modèle : une dotation de la région de 1,3 million d'euros, mis à disposition de la Safer qui achète les terres et effectue le portage. En Lozère, Justine Leroux et Antoine Guéant ont pu bénéficier en 2020 de ce soutien pour s'installer à Cunac, près de Mas-Saint-Chély. Pour s'engager sur ce qui était encore un projet d'installation pour 500 brebis laitières sur 310 hectares, « la banque avait besoin d'un recul de plusieurs années comptable » explique Justine Leroux. La région a donc accepté de prendre à moitié en charge le portage des terres, avec un bail annuel, les jeunes agriculteurs s'engageant à les racheter d'ici 2025. Depuis, la bonne santé de l'exploitation leur permet d'ores et déjà d'espérer y parvenir dès la fin 2022, « car psychologiquement on a du mal à se projeter et avancer » souligne Justine Leroux. Une manière aussi d'arrêter de payer le loyer, qui reste tout de même « plus élevé que le seul crédit ».

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