Le Réveil Lozère 17 mars 2021 a 10h00 | Par Chambre d'agriculture de Lozère

Le changement climatique en Lozère : quels impacts et adaptations de l’agriculture sur les territoires ?

Les tendances climatiques à horizon 2050 en Lozère prévoient globalement un maintien du cumul annuel de pluviométrie, mais une augmentation de l’évapotranspiration potentielle correspondant à l’évaporation de l’eau contenue dans le sol et de l’eau transpirée par la plante.

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Les tendances climatiques à horizon 2050 en Lozère prévoient globalement un maintien du cumul annuel de pluviométrie, mais une augmentation de l’évapotranspiration potentielle correspondant à l’évaporation de l’eau contenue dans le sol et de l’eau transpirée par la plante.
Les tendances climatiques à horizon 2050 en Lozère prévoient globalement un maintien du cumul annuel de pluviométrie, mais une augmentation de l’évapotranspiration potentielle correspondant à l’évaporation de l’eau contenue dans le sol et de l’eau transpirée par la plante. - © Marion Ghibaudo/Illustration

Avec le changement climatique, le bilan hydrique annuel deviendrait déficitaire sur toute la Lozère à l’exception de la zone sud qui subit des épisodes cévenols. À l’échelle saisonnière, le déficit hydrique estival est de plus en plus marqué, entraînant un allongement de la période d’arrêt de la pousse de l’herbe. Côté pluviométrie, la tendance est à une diminution au printemps et une augmentation à l’automne surtout marquée dans la zone sud avec l’augmentation des épisodes cévenols. La pousse de l’herbe serait donc potentiellement maintenue à l’automne mais attention aux problèmes de portance en cas d’excès d’eau.
Ces évolutions agro-climatiques présentées pour plusieurs stations météo de Lozère ainsi que des leviers d’adaptation possibles sont présentés en détail dans une plaquette départementale disponible sur tous les pôles de la chambre d’agriculture de Lozère ou téléchargeable sur le site de la chambre d’agriculture.
Ces données sont issues du projet AP3C (adaptation des pratiques culturales au changement climatique) animé par le Sidam avec les compétences des ingénieurs de onze chambres d’agriculture, dont ceux de Lozère et de l’Institut de l’élevage. Ce programme a pour objectif d’aider les agriculteurs à comprendre et s’adapter au changement climatique. Il s’appuie sur le travail d’un climatologue, qui utilise des données locales pour obtenir une analyse fine et localisée du changement climatique au plus proche des réalités du terrain.
Ce projet a débuté en 2015, et des résultats sur l’évolution climatique et ses impacts agronomiques à l’échelle du Massif central ont déjà été publiés. Cette année, ces résultats sont complétés par la publication d’une plaquette départementale présentant les principales évolutions agro-climatiques attendues sur notre département, ainsi que des pistes d’adaptation tenant comptent de nos spécificités locales.

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Les céréales, une denrée de base qui occupe près de 65 % de la surface cultivée de l’UE et qui est principalement utilisée pour l’alimentation animale, est la culture la plus sévèrement touchée. Nous avons notamment constaté que pour chaque année marquée par un épisode de sécheresse, les pertes de céréales augmentent de 3 %

a indiqué Teresa Bras, de la Nova School of Science and Technology de Lisbonne.