Le Réveil Lozère 18 novembre 2020 à 10h00 | Par GDS Lozère

Le laboratoire départemental d’analyses s’implique aussi

Trois questions à Jean-Michel Mainguet, responsable technique du laboratoire départemental d’analyses de Lozère.

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Trois questions à Jean-Michel Mainguet, responsable technique du laboratoire départemental d’analyses de Lozère.
Trois questions à Jean-Michel Mainguet, responsable technique du laboratoire départemental d’analyses de Lozère. - © Marion Ghibaudo

Que veut dire : faire des analyses via les boucles TST ?
Ce sont des analyses particulières. Cela nécessite un investissement important du laboratoire parce que nous avons acheté un séparateur de trocart électronique, afin de séparer le petit tube du reste du bouton pour pouvoir extraire à l’intérieur les biopsies de cartilages.
Nous extrayons ce morceau de cartilage de son trocart, puis ce morceau de cartilage est mis dans des plans de plaque.
Pour pouvoir relier ce séparateur de trocart à notre logiciel métier de laboratoire, nous avons acheté deux logiciels pour plus de 10 000 euros, pour pouvoir faire remonter directement les plans de plaque et les résultats.
Ensuite, il y a une phase particulière de « lyse » : ce sont des enzymes qui vont « manger » le cartilage et permettre ensuite d’avoir un résidu, le lysat, puis nous basculons sur une technique Elisa. C’est ici une sérologie particulière puisqu’elle ne met pas en évidence d’anticorps, mais des antigènes. Les antigènes sont des morceaux de protéine d’enveloppe du virus : nous mettons donc en évidence directement le virus.
Enfin, pour lire ces antigènes, nous utilisons une lecture de luminescence semi-quantitative. Nous avons un seuil de positivité à 0,3 ; au-delà, c’est positif.

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