Le Réveil Lozère 07 octobre 2020 a 09h00 | Par Pierrick Bourgault

Le numérique pollue aussi

Les nuisances des nouveaux outils de la « transition numérique » sont ignorées dans les objectifs climatiques. Une très sérieuse étude du Sénat l’affirme.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
- © Pierrick Bourgault

Un tracteur, un camion pétaradant de fumée noire symbolisent la pollution et le réchauffement climatique, tandis que caresser l’écran d’un téléphone semble tout à fait innocent. Or le virtuel n’est pas aussi vertueux qu’il y paraît. Facebook, Instagram et Google sont à la fois gratuits et immatériels, mais ils coûtent à l’environnement. « Comme cette pollution ne se voit pas, nous sommes dans l’impensé », a expliqué le président de l’Ademe. De même, le télétravail réduit les déplacements routiers et leur pollution, mais « son bénéfice environnemental global pourrait être extrêmement faible, si on intègre l’impact du numérique ». L’importation de matériel et sa consommation énergétique sont étudiées par le Rapport d’information sur l’empreinte environnementale du numérique, réalisé par la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable sous l’égide de sénateurs républicains, centristes et socialistes. Ce dossier de 79 pages est disponible sur senat.fr.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

rappelle Willy Schraen, président de la FNC.