Le Réveil Lozère 04 août 2021 a 09h00 | Par Eva DZ - La Volonté Paysanne

Le progrès génétique continue d'avancer

Le progrès génétique dans la race Lacaune se poursuit, l'Upra l'a démontré lors de son assemblée générale, jeudi 22 juillet. Le travail mené collectivement autour des schémas de sélection lait et viande porte ses fruits.

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Ioan Romieu préside depuis l'automne l'Upra Lacaune. Il est éleveur sélectionneur sur la commune de La Cavalerie.
Ioan Romieu préside depuis l'automne l'Upra Lacaune. Il est éleveur sélectionneur sur la commune de La Cavalerie. - © Eva DZ

« Nous avons toujours travaillé de manière collective, au sein de l'Upra avec les deux entreprises de sélection et avec les instituts de recherche et les résultats nous prouvent que nous avons raison ! », se réjouit Ioan Romieu, président de l'Upra Lacaune. L'éleveur sélectionneur installé à La Cavalerie tient à souligner l'importance du collectif : « en préservant la dynamique collective, le progrès génétique de la race est constant. Certes il faut du temps, mais en se mettant en route tous ensemble on avance mieux ». C'est grâce à cette dynamique que la Lacaune est la première race ovine de France avec une progression de sa génétique affichée de 30 % par an.

Un progrès génétique constant
Les chiffres présentés lors de l'assemblée générale montrent en effet la performance de la race Lacaune, sollicitée au sein du rayon de Roquefort mais aussi à l'échelle nationale et internationale. La race Lacaune peut aussi avancer grâce à la stabilité. Le Contrôle laitier officiel (CLO) rassemble 369 éleveurs sélectionneurs qui affichent une courbe ascendante dans le progrès génétique : +4 litres de lait par brebis et par an (en 2020 : 339 litres par brebis en moyenne sur 174 jours de traite contre 330 litres en 2019). Avec l'appui de la Confédération générale de Roquefort, d'Unotec et de la chambre d'agriculture du Tarn, les pointages relevés par l'Upra Lacaune révèlent une évolution constante des mamelles qui facilite la traite et la tétée des agneaux. D'ailleurs un nouveau critère est à l'étude pour intégrer l'index ISOL en plus de la morphologie des mamelles, les cellules somatiques, la quantité de lait et les taux TP et TB : la position du trayon vers l'avant de l'animal pour faciliter la tétée des agneaux et la traite. Plus de 80 % des brebis sont intégrées dans l'Isol, un chiffre en augmentation.
Le progrès, certes avec un petit temps de retard par rapport aux sélectionneurs, s'affiche aussi chez les éleveurs utilisateurs à travers le Contrôle laitier simplifié (CLS). 1 014 éleveurs de l'Aveyron, du Tarn, de l'Hérault, de Lozère, du Gard et du Tarn et Garonne adhèrent au CLS via les différents organismes de contrôles. Le progrès génétique se diffuse bien grâce aux IA et aux achats de béliers. Là encore la stabilité est de mise en nombre de brebis et en volumes de lait. Les performances constatées en sélection se retrouvent environ cinq ans plus tard chez les éleveurs utilisateurs, tant dans la quantité de lait que dans la qualité mesurées.

Un nouveau site internet

La promotion est aussi l'une des missions de l'Upra. Les événements se sont faits rares pour faire parler de la Lacaune, étant donné la crise sanitaire. L'Upra en a profité pour rénover son site internet, www.race-lacaune.fr, dont la nouvelle version sera dévoilée à la rentrée, grâce notamment au soutien du conseil départemental représenté lors de l'assemblée générale par Christian Naudan, en charge de l'agriculture.

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Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

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