Le Réveil Lozère 16 juin 2021 a 15h00 | Par Marion Ghibaudo

Le trophée Technilait : récompenses en cascade

1/5 Le trophée Technilait a de nouveau récompensé les éleveurs laitiers dans les cinq races présentes sur le territoire : Prim'Holstein, Brunes, Montbéliardes, Abondance et Tarentaises, Simmental. Portrait cette semaine des lauréats en Prim'Holstein.

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Le trophée Technilait a de nouveau récompensé les éleveurs laitiers dans les cinq races présentes sur le territoire : Prim'Holstein, Brunes, Montbéliardes, Abondance et Tarentaises, Simmental. Portrait cette semaine des lauréats en Prim'Holstein.
Le trophée Technilait a de nouveau récompensé les éleveurs laitiers dans les cinq races présentes sur le territoire : Prim'Holstein, Brunes, Montbéliardes, Abondance et Tarentaises, Simmental. Portrait cette semaine des lauréats en Prim'Holstein. - © Sandra Hartmann/Illustration

Agnès Robert et Jérôme Pitot du Gaec de Finiols, Anne Laure Fraisse du Gaec des Jonquilles et Raphaël Chauvet du Gaec La Salce sont arrivés les trois premiers du trophée Technilait en race Prim'Holstein.
Agnès Robert et Jérôme Pitot sont installés depuis le 1er janvier 2021 sur la commune de Lanuéjols, en élevage bio, et ont repris le troupeau qui était sur l'exploitation. Leur principale préoccupation est de travailler sur les taux protéiques (TP), « c'est là que nous avons le plus de marge de manoeuvre », a détaillé Agnès Robert. « Le TP est faible, ce qui nous pénalise au niveau du paiement du lait, donc on essaye de jouer dessus autant au niveau génétique qu'avec la ration », décrivent les deux éleveurs. Pour Adrien Cuminal, qui les suit depuis leur installation en début d'année, Agnès Robert et Jérôme Pitot ont repris « une ferme qui tournait bien, et qu'ils continuent d'améliorer ». « On travaille notamment sur le calage des génisses pour mieux les faire monter en lait, et on cale les rations au plus près pour régler ce problème de taux protéique qui va se réguler avec le temps », confie le technicien. Ce dont les éleveurs sont très fiers, c'est de continuer la tradition commencée par leurs prédécesseurs qui « avait pour habitude de se trouver dans le haut du tableau du trophée Technilait ».
Une continuité qui se retrouve aussi chez Anne Laure Fraisse, du Gaec des Jonquilles, qui avait déjà été primée l'an dernier*. « Je n'ai pas changé grand-chose depuis l'an dernier, je continue sur la même voie », a assuré l'exploitante, fière d'être à nouveau dans le trio de tête. « La seule chose qui a évolué, c'est notre nombre de vaches qui a un peu baissé (NDLR 38 au lieu de 43) cette année, détaille Anne-Laure Fraisse. Mais cela n'a pas changé notre productivité puisqu'on reste sur la même moyenne de livraison de lait ». Pour Franck Villevieille, le technicien bovin lait qui suit le Gaec des Jonquilles depuis ses débuts, Anne Laure Fraisse « travaille beaucoup sur la génétique de son troupeau, dans une optique d'amélioration constante ». Autre marque de fabrique du Gaec des Jonquilles : ils ont installé un robot de traite il y a dix ans, tout en maintenant le pâturage l'été.
Quant au dernier lauréat, Raphaël Chauvet, c'est la première fois qu'il se retrouve dans ce tableau d'honneur. Une belle réussite pour celui qui participe depuis quatre ans au trophée, depuis son installation en somme, associé dans un Gaec avec sa mère et sa femme. À la tête d'un troupeau de 35 laitières et quelques allaitante, Raphaël Chauvet a un cheminement a contrario des tendances qui se sont fait jour ces dernières années : d'un troupeau allaitant au sein de la ferme familiale où son père en élevait, il est passé à un troupeau laitier. Une décision qu'il « ne regrette pas aujourd'hui, lorsqu'on voit le cours du prix des broutards qui a chuté ». Quant aux améliorations sur lesquelles il travaille avec son troupeau, la reproduction prime. « C'était mon gros souci, je n'arrivais pas à les faire remplir, mais c'est un peu mieux cette année », explique l'éleveur.
« Raphaël Chauvet est très minutieux et très motivé », note Franck Villevieille. « Il optimise l'herbe de façon poussée, et fait pâturer son troupeau nuit et jour », détaille le technicien. Si la reproduction était l'un des points noirs de l'élevage, Franck Villevieille note que cela s'améliore tranquillement.

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La liste (ndlr publiée par la commission européenne) explique parfaitement pourquoi nous demandons depuis le premier jour qu’une étude d’impact complète soit réalisée

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