Le Réveil Lozère 11 mai 2022 a 15h00 | Par Marion Ghibaudo

Les apiculteurs s'interrogent sur leur avenir

Samedi 7 mai, le syndicat apicole de la Lozère s'est réuni à la chambre d'agriculture de Mende pour son assemblée générale. L'occasion de faire le point sur de nombreux dossiers, en présence de Robert Aigoin, conseiller départemental.

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Samedi 7 mai, le syndicat apicole de la Lozère s'est réuni à la chambre d'agriculture de Mende pour son assemblée générale. L'occasion de faire le point sur de nombreux dossiers, en présence de Robert Aigoin, conseiller départemental.
Samedi 7 mai, le syndicat apicole de la Lozère s'est réuni à la chambre d'agriculture de Mende pour son assemblée générale. L'occasion de faire le point sur de nombreux dossiers, en présence de Robert Aigoin, conseiller départemental. - © Marion Ghibaudo

« Notre nombre d'adhérents augmente, nous avons désormais 200 adhérents représentant 12 000 ruches au sein du syndicat », s'est réjoui Henri Clément, président du syndicat apicole. La matinée a largement été consacrée à la future charte apicole que le syndicat souhaite lancer rapidement pour « éviter au maximum les conflits d'usage entre apiculteurs locaux et transhumants ».

Une charte pour mieux encadrer les pratiques
« Cette charte apicole est incitative et pédagogique », a prévenu le président du syndicat, « elle n'a pas de valeur contraignante ». Déjà, alors que la charte n'en est qu'à ses balbutiements, les syndicats apicoles de l'Hérault et du Gard se sont montrés intéressés pour la diffuser auprès de leurs adhérents. Et d'autres associations en France suivent de près sa mise en place. « Nous sommes précurseurs au niveau national », a pointé Henri Clément, qui espère que de nombreux apiculteurs s'engageront à suivre les recommandations données. Au sein du département, les partenaires du syndicat apicole (chambre d'agriculture, PNC, et département) ont aidé à construire cette charte, à propos de laquelle de nombreux points ont été soumis à vive discussion. « Avec ce document, nous espérons éviter les conflits d'usage et anticiper un avenir qui s'assombrit pour les apiculteurs », a pointé Henri Clément : à cause du changement climatique, les zones et les temps de récolte se restreignent, ce qui veut dire que plus d'apiculteurs doivent cohabiter dans moins d'endroits disponibles. « Si dans certains départements, il y a déjà eu des débordements et même des destructions de ruchers, nous ne souhaitons pas en arriver là », a souligné le président du syndicat. D'où l'idée de cette charte : si pour le moment, elle n'est qu'un document de travail, puisqu'il reste des points de discussions, le syndicat espère pouvoir la diffuser largement d'ici à la fin de l'année.

A savoir

Les apiculteurs ont jusqu’au 16 mai pour faire leurs déclarations MAEC API (les fonds proviennent du second pilier de la Pac). Cela concerne les apiculteurs possédant plus de 70 ruches. Cette aide vient en contrepartie d’une conduite apicole favorable à la biodiversité sur un engagement de cinq ans. Pour plus d’informations, contacter David Folcher à la chambre d’agriculture au 04 66 65 62 00.

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Je les invite plutôt à rejoindre les forces vives des structures qui œuvrent au quotidien à faire bouger les lignes. Tout comme j’encourage les jeunes à rejoindre nos écoles d’agronomie pour contribuer demain à accompagner ces indispensables évolutions

a répondu le président de chambres d’agriculture France (ex-Apca), Sébastien Windsor, le 16 mai dans une longue « lettre ouverte » au collectif d’étudiants d’AgroParisTech.