Le Réveil Lozère 14 octobre 2020 à 12h00 | Par Amandine Priolet

Les personnes non issues du milieu agricole, la solution du futur ?

Dans une étude publiée début septembre, l’institut de l’élevage (Idele) et l’institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement, AgroParisTech, se sont penchés sur le profil des personnes non issues du milieu agricole.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Dans une étude publiée début septembre, l’institut de l’élevage (Idele) et l’institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement, AgroParisTech, se sont penchés sur le profil des personnes non issues du milieu agricole.
Dans une étude publiée début septembre, l’institut de l’élevage (Idele) et l’institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement, AgroParisTech, se sont penchés sur le profil des personnes non issues du milieu agricole. - © Flikr

Alors que le vieillissement de la population agricole laisse présager une importante vague de départs en retraite dans les années à venir, les enjeux sont importants pour assurer le renouvellement des générations. Le monde de l’élevage ne fait pas exception à ces bouleversements en devenir, d’autant plus que les enfants d’agriculteurs sont nombreux à choisir une autre voie. Il est donc important d’attirer de nouveaux profils, hors cadres familiaux. Car est-il nécessaire de rappeler que l’élevage contribue à l’alimentation des consommateurs français (viande et produits laitiers), mais aussi au maintien de la biodiversité et des paysages ? Toujours est-il que le secteur de l’élevage des ruminants est caractérisé par le net vieillissement de la population de ses chefs d’exploitation depuis le début des années 2000 : 40 à 50 % d’entre eux avaient plus de 50 ans en 2016.
Aujourd’hui, le nombre d’installations en élevage de ruminants est insuffisant pour assurer le renouvellement des générations. Il faudrait chaque année plus que doubler le nombre d’emplois nouveaux (nouveaux installés et salariés) pour remplacer l’ensemble des départs à la retraite. Depuis une dizaine d’années, un phénomène nouveau s’impose dans le milieu agricole avec une nette augmentation du nombre de candidats non issus du milieu agricole (Nima) – donc n’ayant pas de parents agriculteurs ou de liens directs avec ce milieu – au sein des filières ruminants. En Bretagne par exemple, près de 25 % des agriculteurs qui se sont installés en 2009 n’étaient pas originaires du milieu agricole, contre seulement 13 % en 1998.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes
la phrase de la semaine

À la différence des éco-régimes, qui seront obligatoires pour chaque État, la stratégie « Farm to fork » ne l’est pas, mais elle va se décliner dans les plans stratégiques nationaux

Explique le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, dans un entretien accordé à Agra Presse le 26 octobre.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui