Le Réveil Lozère 16 novembre 2022 a 11h00 | Par NS

Litières : quels substrats alternatifs ?

L'envolée du prix de la paille et ses disponibilités en baisse conduisent les éleveurs à envisager d'autres alternatives.

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L'envolée du prix de la paille et ses disponibilités en baisse conduisent les éleveurs à envisager d'autres alternatives.
L'envolée du prix de la paille et ses disponibilités en baisse conduisent les éleveurs à envisager d'autres alternatives. - © Cyrielle Deslisle/Illustration

La paille est un co-produit des céréales, incontournable dans le secteur de l'élevage. « En 2022, 7,5 millions d'hectares ont été consacrés à la production de céréales. Cette surface offre 35 millions de tonnes de paille disponible. 16 à 18 millions de tonnes sont consacrés à l'élevage de ruminants » a exposé Antoine Buteau, ingénieur fourrage régional pour Arvalis, lors d'une conférence dédiée aux alternatives à la paille, le jeudi 6 octobre au Sommet de l'élevage. Au vu du contexte de changement climatique fort, l'idée d'un manque futur de paille est sérieusement réfléchie. Mais des alternatives sont envisageables pour réduire les coût. Certains exploitants peuvent choisir de modifier leurs bâtiments pour un système moins dépendant, d'autres utiliser des substrats alternatifs pour diminuer leur consommation de paille. Les possibilités peuvent être de différentes origines. Les plus classiques et les plus proches de la paille sont les paillages végétaux. « La paille de colza présente peu d'impact sur le bien-être animal, une bonne portance et des quantités apportés proches de la paille de blé », a indiqué Antoine Buteau. La balle de riz reste une autre alternative : « C'est un produit très absorbant, mais les gisements sont très limités. Seulement 160 000 tonnes par an sont disponibles ».

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la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.