Le Réveil Lozère 30 janvier 2023 a 12h00 | Par Marie-Cécile Seigle-Buyat

Machinisme agricole : une année 2023 encore incertaine

Le marché du machinisme en 2022 a été porté par les prix. Toutefois les délais de livraison qui se sont allongés au fil des mois du fait notamment d’une pénurie de matières premières, d’une hausse des charges et d’une instabilité diplomatique, inquiètent pour 2023. Le point avec les distributeurs et les constructeurs.

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Avec des délais de livraison atteignant 13 à 14 mois pour l’achat de matériels neufs, certains agriculteurs préfèrent se reporter sur des achats d’occasion. D’autant que les prix du neuf ont flambé.
Avec des délais de livraison atteignant 13 à 14 mois pour l’achat de matériels neufs, certains agriculteurs préfèrent se reporter sur des achats d’occasion. D’autant que les prix du neuf ont flambé. - © Sedima

Dans la filière machinisme, l’année 2022 peut être considérée comme une « bonne année ». En effet, selon la dernière note de conjoncture du syndicat national des entreprises de services et distribution du machinisme agricole, d’espaces verts et des métiers spécialisés (Sedima) en date du 7 décembre, l’augmentation du chiffre d’affaires pour la distribution de matériels agricoles est estimée entre 8 et 9 % par rapport à 2021. « Cette croissance tient à un bon niveau de la demande depuis le début de l’année, mais également aux hausses de prix que les distributeurs ont été contraints de répercuter pour préserver l’équilibre économique de leurs entreprises », indique le communiqué de presse du syndicat. L’enquête du Sedima démontre également que sur les neuf premiers mois de l’année, les prix d’achat des matériels augmentent en moyenne d’au moins 10 % pour la majorité des distributeurs, et dépassent parfois 20 % pour certains matériels. « Il y a, toutefois, beaucoup de variations selon les régions, note Anne Fradier, secrétaire générale du Sedima. Où la sécheresse a sévi, le marché est moins porteur que dans les régions céréalières par exemple. » À noter également que le chiffre d’affaires des pièces en magasin et les prestations de l’atelier ont également contribué au chiffre d’affaires en 2022 « même si près de 60 % des entreprises sont toujours contraintes de gérer l’allongement des délais d’approvisionnement des pièces ». Du côté des constructeurs, David Targy, responsable du pôle économique d’Axema, le syndicat français des acteurs industriels de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement, dresse également un bilan plutôt positif de l’année 2022. « Dans l’ensemble, l’année a été très correcte, portée par les prix. Les volumes de leur côté se maintiennent », explique-t-il. Sur l’ensemble des neuf premiers mois, le tableau de bord de l’agroéquipement d’Axema fait état d’une activité en hausse de 9,9 % en valeur et en retrait de 1,9 % en volume.

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indique Stats NZ (organisme public néo-zélandais en charge des statistiques) selon des chiffres publiés le 22 mai et cité par l’AFP.