Le Réveil Lozère 26 août 2020 à 09h00 | Par Marion Ghibaudo

Mathilde Nesci, la ferme itinérante

« La ferme d’ici et d’ailleurs » est née en septembre 2019, après maturation d’un long projet de Mathilde Nesci. Entourée de ses poules, poules d’ornement, chèvres, brebis et chiens, elle parcourt la Lozère pour faire découvrir l’agriculture et échanger avec le public.

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« La ferme d’ici et d’ailleurs » est née en septembre 2019, après maturation d’un long projet de Mathilde Nesci. Entourée de ses poules, poules d’ornement, chèvres, brebis et chiens, elle parcourt la Lozère pour faire découvrir l’agriculture et échanger avec le public.
« La ferme d’ici et d’ailleurs » est née en septembre 2019, après maturation d’un long projet de Mathilde Nesci. Entourée de ses poules, poules d’ornement, chèvres, brebis et chiens, elle parcourt la Lozère pour faire découvrir l’agriculture et échanger avec le public. - © Marion Ghibaudo

Cette ferme particulière était « une évidence » pour la maman de deux enfants, lozérienne d’adoption et de cœur, qui a toujours voulu concilier « pédagogie et agriculture », ses deux passions.
Le contact avec les animaux, le partage de souvenirs, les yeux plein d’étoiles… Mathilde Nesci raconte pêle-mêle toutes ces émotions dont elle est le témoin privilégié, et sait qu’elle a fait le bon choix. « Je travaille avec des équipes médicales et pédagogiques pour que ces séances se passent mieux », décrit la micro-entrepreneuse.

Des débuts difficiles
Si l’engouement pour sa ferme itinérante est réel, le début d’année 2020 a bien failli lui faire baisser les bras. En l’espace de quelques mois, elle aura subi une attaque de loup et le confinement dû au Covid‑19.
« Au début de l’année, mes chèvres et brebis, qui sont dans un pré à côté de la maison de ma grand-mère, ont été attaqués par un loup. Ça m’a mis un coup au moral », explique calmement Mathilde Nesci. Les agents de l’OFB, dépêchés sur place, ont d’ailleurs confirmé dans leurs analyses que « la cause du loup ne peut être écartée », selon la formulation officielle.
Suite à l’attaque, Mathilde Nesci a dû racheter chèvres et brebis. Sur ces entre-faits, le confinement a mis un frein au développement de sa petite entreprise. « J’ai eu droit à très peu d’aides de l’État, puisque c’était basé sur le chiffre d’affaires de l’année précédente », raconte-t-elle.
Pour passer l’orage, elle a dû, à contrecœur, vendre l’âne et le poney qui faisaient partie de sa ferme. Puis le camion dans lequel elle transportait ses animaux. Pour pallier, Mathilde Nesci a transformé une remorque en transport d’animaux. « Ça a été dur, parce que tous mes contrats se sont arrêtés d’un coup, et que la saison estivale a été trop courte pour que je puisse faire quoi que ce soit, mais les contrats reviennent doucement », s’enthousiasme la jeune femme.

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