Le Réveil Lozère 22 octobre 2022 a 12h00 | Par Margot Fellmann

Montbéliarde : histoire d'une vache de caractère

Elle porte un nom bien français, mais trouve ses origines en Suisse. La montbéliarde a, au fil des siècles, séduit les éleveurs de part et d'autre de la frontière. À travers son histoire, on comprend la passion qui entoure la belle tachetée.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
Elle porte un nom bien français, mais trouve ses origines en Suisse. La montbéliarde a, au fil des siècles, séduit les éleveurs de part et d'autre de la frontière. À travers son histoire, on comprend la passion qui entoure la belle tachetée.
Elle porte un nom bien français, mais trouve ses origines en Suisse. La montbéliarde a, au fil des siècles, séduit les éleveurs de part et d'autre de la frontière. À travers son histoire, on comprend la passion qui entoure la belle tachetée. - © Margot Fellmann

La montbéliarde trouve ses racines au xviie siècle, dans les montagnes bernoises. Des éleveurs mennonites de la région, fuyant les persécutions religieuses, s'installent en Pays de Montbéliard, emportant avec eux leurs troupeaux de race simmental. Jusqu'à la fin du xixe siècle, les éleveurs ne se soucient guère de la race de leurs bovins. Ce qui compte alors, c'est la capacité de la bête à produire le lait nécessaire pour faire vivre les familles. L'apparition de la sélection génétique change la donne. L'appellation « montbéliarde » apparaît pour la première fois en 1872 à la foire de Couthenans en Haute-Saône. Les mennonites l'appelaient jusqu'ici la « race d'Alsace », mais l'annexion de la région par l'Allemagne rend la dénomination moins attrayante. En France, la montbéliarde est officiellement reconnue et inscrite sur le registre officiel des races françaises par le ministre de l'Agriculture en 1889.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.