Le Réveil Lozère 19 février 2022 a 08h00 | Par Mélodie Comte

Ne négligez plus les prairies humides !

Souvent considérées à tort comme un point noir au sein d'une pâture, les prairies humides offrent pourtant une production herbagère à ne pas négliger, notamment lors des sécheresses.

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L'exploitation des prairies humides demande une adaptation au cas par cas suivant l'année.
L'exploitation des prairies humides demande une adaptation au cas par cas suivant l'année. - © Mélodie Comte

Souvent impraticables tant par les animaux que par le matériel, les prairies humides sont considérées comme un point noir au sein d'une vaste pâture. Pourtant, la multiplication des diagnostics multifonctionnels du système fourrager (Diam) montre qu'elles sont une ressource fourragère à ne plus négliger, surtout les années sèches.

Jusqu'à 6 tonnes MS par hectare et par an

Chaque année, les projections climatiques se vérifient. La hausse des températures moyennes et la baisse de la pluviométrie entraînent une augmentation de l'ETP (évapotranspiration) de 10 à 20 mm par mois au printemps et en été. La production d'herbe est impactée de l'ordre de 23 % mettant à mal bien des élevages. Plus que jamais, il est temps de reconsidérer l'herbe comme une culture à part entière et de raisonner sa pâture, à commencer par les prairies humides. Ces morceaux de parcelle sont aujourd'hui sous-exploités. Pourtant, selon le type de prairie humide, la pousse de l'herbe est à reconsidérer. En s'appuyant sur les résultats de 45 Diam (soit plus de 5 000 ha de prairies explorées), Géraldine Dupic, conseillère fourrage à la chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, a établi des estimations de production. Sur les sols frais, le rendement (fauche et pâture) est en moyenne de 6 t MS par hectare et par an. Sur les sols humides et très humides, il est compris entre 2 et 4 t MS par hectare et par an. Nous sommes bien loin des valeurs de certaines prairies, y compris permanentes, pourtant cette herbe peut faire toute la différence.

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la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.