Le Réveil Lozère 11 septembre 2019 a 09h00 | Par Mylène Coste

Olivier de Serres, un précieux héritage à préserver

L’agronome ardéchois, considéré comme le père de l’agronomie, a posé les jalons de l’agriculture moderne. Son œuvre est toujours aujourd’hui une source d’inspiration pour penser l’agriculture.

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Né à Villeneuve-de-Berg en 1529 d’une famille de commerçants d’étoffes, Olivier de Serres est le troisième d’une fratrie de cinq enfants. Son éducation, celle d’un intellectuel de la Renaissance, forgera le savant lettré et humaniste qu’il deviendra par la suite. Profondément attaché à la terre, le jeune Olivier de Serres achète en juin 1558 un domaine situé à Mirabel, connu sous le nom de « Pradel ». Il en devient « le seigneur » et y installe sa famille* en 1578, une fois la paix retrouvée entre protestants et catholiques. Mais à la différence de nombreux aristocrates de l’époque, qui laissaient leurs terres aux mains de fermiers pour en récupérer les revenus, Olivier de Serres n’entend pas se tenir à l’écart des travaux des champs. Lui qui considère l’agriculture comme le « premier des arts » veut en étudier les conditions d’exploitation pour pouvoir conduire « la maison rustique » de la meilleure des façons. Pour cela, il s’abreuve de lectures d’auteurs anciens, observe, expérimente sur le terrain… Un travail scientifique dont il publie la synthèse en 1600. Théâtre d’agriculture et mesnage des champs est le premier traité sur l’agriculture en langue française. Une œuvre magistrale teintée de poésie, qui suscite aujourd’hui encore un intérêt inépuisable dans le monde agricole et bien au-delà.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1525, du 12 septembre 2019, en page 16.

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Je les invite plutôt à rejoindre les forces vives des structures qui œuvrent au quotidien à faire bouger les lignes. Tout comme j’encourage les jeunes à rejoindre nos écoles d’agronomie pour contribuer demain à accompagner ces indispensables évolutions

a répondu le président de chambres d’agriculture France (ex-Apca), Sébastien Windsor, le 16 mai dans une longue « lettre ouverte » au collectif d’étudiants d’AgroParisTech.