Le Réveil Lozère 09 septembre 2021 a 13h00 | Par Marion Ghibaudo

Morts de bovins : les élus du Pont-de-Motnvert - Sud-Mont-Lozère à l'écoute des agriculteurs

Mercredi 9 septembre, à l'initiative de Sophie Boissier, agricultrice et élue municipale à la Brousse, et Stephan Maurin, maire de la commune du Pont-de-Montvert - Sud-Mond-Lozère, une réunion sur la multiplication de mort de bovins autour du mont Lozère a eu lieu.

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Mercredi 9 septembre, à l'initiative de Sophie Boissier, agricultrice et élue municipale à la Brousse, et Stephan Maurin, maire de la commune du Pont-de-Montvert - Sud-Mond-Lozère, une réunion sur les morts bovines du mont Lozère a eu lieu.
Mercredi 9 septembre, à l'initiative de Sophie Boissier, agricultrice et élue municipale à la Brousse, et Stephan Maurin, maire de la commune du Pont-de-Montvert - Sud-Mond-Lozère, une réunion sur les morts bovines du mont Lozère a eu lieu. - © Marion Ghibaudo

« De mémoire d'agriculteur, on n'a jamais vu ça ! » : les éleveurs ne savent plus quoi penser après que 17 bovins en 10 jours (selon le dernier décompte) ont disparu ou soient morts sur le mont Lozère, au sein de cinq exploitations.
« Devant le désarroi des agriculteurs, on a voulu montrer la solidarité du territoire, a souligné Sophie Boissiers. Si on abandonne l'élevage, que faire ? Que vont devenir nos paysages ? Déjà qu'on a un métier passion, qui est difficile, si en plus, on nous ajoute des difficultés... »
Une inquiétude partagée par le maire, Stephan Maurin, qui a rappelé qu'il faut « des agriculteurs pour garder les milieux ouverts, surtout dans notre zone d'agropastoralisme ». Mais il a souhaité rester prudent sur les causes probables de la mort des bovins, « des analyses plus poussées sont en cours et nous devrions avoir les résultats d'ici la fin de la semaine », a promis l'édile.
En plus de ces résultats d'analyses, qui devraient - espèrent les acteurs - éclaircir une partie du mystère, les élus présents à la réunion ont discuté de l'installation de pièges caméras en bordure des parcelles, obtenant l'approbation de l'assemblée. « Il faut apporter des réponses précises, des preuves de ce qu'il se passe, pour que tous les acteurs du territoire puissent agir », a affirmé le maire.
En plus de ces actions de terrain, les élus se sont engagés à envoyer à un courrier à la préfète de Lozère, pour rappeler le traumatisme subi par les éleveurs découvrant des bêtes mortes sur leurs parcelles, et des copies seront envoyées au député et à la sénatrice de Lozère. « Quand on se lève le matin, et qu'on se dit, ''va-t-on encore en trouver une autre morte'', c'est l'angoisse permanente », a souligné l'un des agriculteurs présents à la réunion.
Organisée sur le versant sud du mont Lozère, cette rencontre a regroupé des élus locaux et le conseil départemental représenté par Robert Aigoin et Alain Lafont, venus en « soutien aux éleveurs bovins dont les troupeaux sont victimes de prédation ». Le département, ont rappelé les élus, « saisit régulièrement le préfet coordonnateur du plan « loup et activités d'élevage », pour demander la régulation des populations par la brigade anti-loup avec des tirs de prélèvement et l'autorisation des tirs de défense pour les agriculteurs ».

Des morts et des disparitions sans explication
Tout commence un vendredi, lorsque Boris Meyrueix, agriculteur au Pont-de-Montvert, est appelé par un voisin parce que ses vaches se sont mélangées avec un autre troupeau. « Affolées, elles se sont réfugiées dans un bois, détaille-t-il, et impossible de les faire sortir ».  Bilan final : une vache et deux veaux morts, 3 autres veaux disparus.
Les cadavres ont depuis été retrouvés, les premiers constats effectués par les agents du Parc national des Cévennes, et les analyses sont toujours en cours. Après ce premier épisode, dont les agriculteurs sont persuadés « qu'il s'agit d'attaques de loups, puisque ce n'est que la nuit que ça arrive », d'autres agriculteurs, dans le même secteur, seront impactés, nuit après nuit, depuis une dizaine de jours.
Des attaques de loup que rien ne permet d'infirmer ou d'affirmer pour le moment.

La rédaction du Réveil Lozère reste attentive au sujet et mettra cet article à jour, au fur et à mesure des informations reçues.

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la phrase de la semaine

Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

rappelle Willy Schraen, président de la FNC.