Le Réveil Lozère 20 octobre 2022 a 12h00 | Par JG, YG

Pénurie de GNR : situation « très tendue » dans le Nord-Est

D’après la FNSEA, des exploitations n’arrivent plus à se faire livrer en GNR (gazole non routier) dans plusieurs régions du nord-est. L’inquiétude grandit alors que s’approche la récolte des betteraves et des pommes de terre.

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D’après la FNSEA, des exploitations n’arrivent plus à se faire livrer en GNR (gazole non routier) dans plusieurs régions du nord-est. L’inquiétude grandit alors que s’approche la récolte des betteraves et des pommes de terre.
D’après la FNSEA, des exploitations n’arrivent plus à se faire livrer en GNR (gazole non routier) dans plusieurs régions du nord-est. L’inquiétude grandit alors que s’approche la récolte des betteraves et des pommes de terre. - © JC Gutner/Illustration

Alors que la grève dans les dépôts de carburant était encore en cours à l’heure où ces lignes sont écrites, une trentaine d’agriculteurs ont manifesté le 11 octobre devant la préfecture de Châlons-en-Champagne (Marne) pour demander l’accès au carburant, rapporte le quotidien L’Union. « La situation devient très tendue » dans les exploitations agricoles de plusieurs régions du nord-est (Grand Est, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Île-de-France), a indiqué Hervé Lapie, secrétaire général adjoint de la FNSEA, le 10 octobre à Agra Presse. « Beaucoup de livraisons [de gazole non routier, GNR] ne se font pas depuis dix à quinze jours », précise celui qui est aussi président de la FRSEA Grand Est. D’après l’élu, la FNSEA demande « le déblocage des stocks stratégiques pour fournir l’agriculture ». « La vocation des stocks stratégiques est nationale, ce n’est pas le préfet de la Marne qui a la main dessus ! », répond Henri Prévost, le préfet de la Marne, dans un entretien à l’Union. De son côté, Hervé Lapie indique que la FNSEA a alerté les pouvoirs publics depuis le 5 octobre et est « intervenue auprès des ministères de l’Énergie, de l’Intérieur et de TotalEnergies ». En Marne, « on cherche à prioriser certains besoins », indique encore le préfet, qui précise : « Il est important que les agriculteurs puissent aller travailler dans les champs. »

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rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.