Le Réveil Lozère 15 avril 2020 a 09h00 | Par YG

Polémique pascale autour de l’agneau néo-zélandais

« L’agneau français est mis en avant, devant l’agneau néo-zélandais », assure le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume le 8 avril. De son côté, la FNO accuse certaines enseignes de ne pas jouer le jeu de l’origine France, malgré le consensus interprofessionnel.

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- © Aurélie Pasquelin - Illustration

En cette période de Pâques, les éleveurs d’ovins ont remplacé la chasse aux œufs par la chasse à l’agneau néo-zélandais. Alors que le confinement empêche les réunions familiales autour d’un gigot d’agneau, les producteurs voient d’un mauvais œil cette concurrence, traditionnellement marquée en période pascale. « L’agneau français est mis en avant, devant l’agneau néo-zélandais », assurait le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, à l’issue du Conseil des ministres le 8 avril. La production française est loin de couvrir la consommation, importée à 56 %. Mais, comme le rappelle La Coopération agricole dans un communiqué le 7 avril, « le mois d’avril est le mois le plus important de l’année pour la filière, la période pascale représentant 20 % de la consommation annuelle d’agneaux en France. »
Pour stimuler la demande, Interbev (interprofession bétail et viandes) a lancé une campagne de communication. Des efforts qui semblent, pour l’heure, porter leurs fruits, selon Sophie Huby, coordinatrice de la filière ovine à La Coopération agricole Occitanie. Dans un premier temps, en semaine 13 (23 mars), elle observait « beaucoup de reports, avec 10 000 agneaux qui ne sont pas sortis » dans cette région, la première productrice française d’agneaux. « Puis les deux semaines suivantes, le marché a repris », affirme Sophie Huby, notant « une légère reprise de la consommation en semaine 14 ». La coordinatrice souligne « une bonne réponse des distributeurs au niveau national ». « Certains ont surgelé leurs gigots néo-zélandais pour passer du français, remarque-t-elle. La pression qu’Interbev a réalisée sur les distributeurs a fonctionné. » Le 8 avril, Didier Guillaume a « tenu à remercier les distributeurs, qui ont fait de vrais efforts ».

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la phrase de la semaine

Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

rappelle Willy Schraen, président de la FNC.