Le Réveil Lozère 06 juillet 2022 a 10h00 | Par Eva DZ

Quel marché en Méditerranée ?

La coopérative Célia était en assemblée générale vendredi 24 juin à Laguiole. Les adhérents étaient venus nombreux saluer la dernière d'André Veyrac au poste de président et écouter l'exposé d'Ilona Blanquet sur les opportunités de marchés en Méditerranée.

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La coopérative Célia était en assemblée générale vendredi 24 juin à Laguiole. Les adhérents étaient venus nombreux saluer la dernière d'André Veyrac au poste de président et écouter l'exposé d'Ilona Blanquet sur les opportunités de marchés en Méditerranée.
La coopérative Célia était en assemblée générale vendredi 24 juin à Laguiole. Les adhérents étaient venus nombreux saluer la dernière d'André Veyrac au poste de président et écouter l'exposé d'Ilona Blanquet sur les opportunités de marchés en Méditerranée. - © Eva DZ

À l'heure du bilan, André Veyrac était un peu ému mais surtout reconnaissant envers « toutes celles et tous ceux qui m'ont accordé leur confiance pendant dix ans ». Longuement applaudi, le président sortant a annoncé qu'il quittait la présidence de la coopérative, un poste qu'il occupe depuis plus de dix ans. Il poursuivra néanmoins son mandat d'administrateur pendant deux ans et continuera donc sa mission au port de Sète, à travers notamment la gérance du Sepab. Il est revenu sur le chemin parcouru, les investissements réalisés et à venir dans les centres à Antrenas, Bozouls, Le Pontet, Calmont, Redondet, Carmaux au fil des années, « la belle aventure » de Languedoc Lozère Viande, « fleuron de la coopérative » dans la mise en avant de ses produits, la place de choix de Bevimac, exportateur incontournable sur l'Italie et premier exportateur sur l'Algérie... Et le travail sur la loi Égalim et sa traduction dans le règlement intérieur de la coopérative.

La der d'André Veyrac
André Veyrac a tenu à remercier le conseil d'administration ainsi que l'équipe de Célia pour leur confiance et leur soutien pendant ces années : « Célia est une coopérative florissante, à la situation financière confortable et aux perspectives enviables ». Mais, selon lui, « beaucoup reste à faire pour que notre coopérative puisse se développer comme il se doit ». Il se dit heureux de cette belle aventure à Célia, « l'une des plus belles et enrichissantes expériences de ma vie ».
Henri Peyrac est pressenti pour lui succéder, afin d'assurer « une transition » et de « prendre le temps » de préparer le renouvellement de l'équipe. « La force de notre coopérative est d'être managée par des éleveurs. À nous de conserver cette âme paysanne qui nous anime », ont encouragé des membres du conseil d'administration.
Après avoir mis à l'honneur les filières et éleveurs engagés auprès de la coopérative (lire ci-contre), Ilona Blanquet, du service économie à l'Institut de l'élevage, est intervenue sur les importations de bovins et de viande bovine sur le bassin méditerranéen.
« Les volumes exportés vers les pays tiers en particulier sur le pourtour méditerranéen sont en progression. À travers notre proximité, sur le port de Sète et le savoir-faire de Bevimac dans le domaine, nous avons notre carte à jouer », a introduit André Veyrac. Et les opportunités sont bien réelles sur ce marché de proximité et vers des pays qui n'ont ni la capacité, ni le climat de faire naître des animaux, comme l'a précisé Ilona Blanquet. Le poids de l'export de bétail vivant hors UE pèse lourd : 920 000 têtes et 1,2 milliard d'euros générés entre 2016 et 2020. Une activité, qui plus est, en hausse de 9 % sur la même période.

Filières et éleveurs à l'honneur

William Moulin du Gaec La Plaine de Montbel (Lozère) a commercialisé 73 bovins via Célia dont onze BFA, deux Fleurs d'Aubrac, 34 broutards, neuf broutardes, sept vaches repro, six vaches maigres. Ses BFA sont finies en moyenne à six ans, pèsent 400 kg carcasse et 35 % sont classées U-.
L'enjeu de Célia pour maintenir la filière BFA est de suivre de près l'évolution des coûts de production. À ce sujet, Patrick Mouliade, président de BFA, a alerté sur la pérennité de la démarche qualité à l'heure où l'écart de prix entre conventionnel et label se resserre : « Nous avons validé une augmentation de notre grille pour cet été mais elle doit être suivie par l'engagement des éleveurs dans notre filière », a-t-il argué, regrettant l'opportunisme de certains qui déstabilise les filières de qualité comme BFA. « Nous comptons sur nos opérateurs pour continuer à commercialiser notre label ».

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En passant la brique de lait demi-écrémée à 0,80 € en magasin (contre 0,76 € auparavant, NDLR), nous arrivons à payer les producteurs 430 € les 1000 l. Par contre, je ne dégage aucune marge, si ce n’est les 10 % d’Égalim

explique Michel Biero, directeur Achats Lidl France, qui souhaiterait voir ses concurrents lui emboîter le pas.