Le Réveil Lozère 29 janvier 2020 à 16h00 | Par Sophie Chatenet

« Rassemblons-nous pour mieux peser »

Alors que le congrès de la fédération nationale bovine s’ouvrira le 5 février prochain à Anse dans le Rhône, son président persiste et signe : la filière doit jouer grouper et s’emparer rapidement des outils obtenus dans le cadre de la loi Égalim. À la clé, des prix au diapason des coûts de production.

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Bruno Dufayet, président de la FNB, est éleveur dans le Cantal.
Bruno Dufayet, président de la FNB, est éleveur dans le Cantal. - © SC

En dépit d’une consommation qui se tient, d’un recul de la production, et d’exportations qui progressent, les prix payés aux éleveurs ne sont pas à la hauteur. Comment l’expliquez-vous ?
En effet, sur ces dernières années, la consommation se maintient en France, et la reconquête du marché de la restauration hors domicile (RHD) est en bonne voie avec 48 % de viande bovine française en 2017 contre 34 % en 2014. Par ailleurs, le marché italien pour le maigre reste porteur, tandis que la France a toutes les cartes en main pour développer des volumes à l’export sur des pays tiers, en Chine et ailleurs. Malgré ce tableau plutôt engageant, les prix payés aux producteurs ne bougent pas, pire dans certaines catégories, ils sont en repli. En moyenne et toutes catégories confondues, on enregistre des prix d’entrée abattoir à 3,60 €/kg, payé 3,45 €/kg à l’éleveur, pour un coût de production qui a encore augmenté, à 4,89 € !

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1543, du 30 janvier 2020, en page 7.

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la phrase de la semaine

Des bénéfices économiques directs, et une productivité ou une rentabilité accrue sont les conditions essentielles de l’adoption des pratiques durables à court terme

soulignent des chercheurs dans une étude publiée le 4 octobre dans Nature.

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