Le Réveil Lozère 03 avril 2019 a 09h00 | Par Aurélie Pasquelin

S’installer en ayant réfléchi son autonomie fourragère, un plus

Récemment installé sur le causse Méjean, Mickaël Jaffard reçoit aujourd’hui le prix à l’installation. Un prix qu’il doit notamment à son travail sur l’autonomie fourragère au sein de son exploitation.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
Mickaël Jaffard, vainqueur du trophée à l’installation et Dorian Boiral, co-président du point accueil installation.
Mickaël Jaffard, vainqueur du trophée à l’installation et Dorian Boiral, co-président du point accueil installation. - © Aurélie Pasquelin

Réfléchir son autonomie fourragère avant même de s’installer, tel a été le pari de Mickaël Jaffard. Après un parcours en maintenance de matériel agricole et un BPREA réalisé à Florac, le jeune homme, âgé de 23 ans, est installé officiellement depuis le 15 février 2018 à Saubert, sur la commune d’Hures-la-Parade. Inscrits en Gaec, Mickaël Jaffard et Gisèle Causse, sa mère, possèdent 400 brebis BMC, une centaine d’agnelles et huit béliers.

860 hectares de parcours
Un cheptel qui se plaît particulièrement sur l’exploitation qui compte près de 900 hectares de terrain. « Si certaines parcelles sont labourées ou fauchées, la plupart sont recouvertes de landes, explique le jeune agriculteur. En tout, sur l’exploitation, on compte 860 hectares de parcours. »
Une configuration toute particulière qui a permis au jeune homme de mener son projet à bien et d’arriver à être autonome en fourrages. « Afin de valoriser au mieux ces parcelles de parcours, on met les brebis à l’herbe le plus possible, continue l’agriculteur. On laisse les brebis dehors quand elles ne sont pas en période d’agnelage. Pour résumer, elles sont dans les parcelles, en journée, d’avril à la fin du mois de février, sauf bien sûr s’il y a du mauvais temps, de la pluie ou de la neige. » Un mode de fonctionnement qui permet aux agriculteurs de faire pâturer leurs brebis quasiment 250 jours par an et presque 300 pour les agnelles.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1504, du 4 avril 2019, en page 4.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

En bref
5 breve(s) � voir toutes
la phrase de la semaine

Je les invite plutôt à rejoindre les forces vives des structures qui œuvrent au quotidien à faire bouger les lignes. Tout comme j’encourage les jeunes à rejoindre nos écoles d’agronomie pour contribuer demain à accompagner ces indispensables évolutions

a répondu le président de chambres d’agriculture France (ex-Apca), Sébastien Windsor, le 16 mai dans une longue « lettre ouverte » au collectif d’étudiants d’AgroParisTech.