Le Réveil Lozère 30 mars 2022 a 10h00 | Par LE REVEIL LOZERE

Trois chantiers pour « sauver » les éleveurs de bovins viande (FNB)

Application d’Egalim 2, réforme de la gestion des risques et réciprocité des normes. Dans un communiqué du 28 mars, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) appelle les candidats à la présidentielle à se saisir de ces « chantiers prioritaires pour enrayer la baisse spectaculaire de production de viande bovine ».

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Instaurée par la loi Egalim 2 du 18 octobre 2021, la contractualisation obligatoire « se déploie beaucoup trop lentement », déplore le syndicat, exhortant l’État à « jouer son rôle de gendarme ». Côté gestion des risques, la FNB rappelle ses exigences pour les textes d’application de la loi parue le 2 mars : « déclenchement de l’assurance dès 20 % de pertes », « prise en charge du coût de l’assurance par l’État à hauteur de 70 % », et « relais par la solidarité nationale dès 30 % de pertes ». Enfin, les éleveurs de bovins viande demandent la mise en place de mesures miroirs dans la « réglementation sectorielle européenne » sur la viande bovine, ainsi que des clauses miroirs « systématiques » dans les accords de libre-échange. La France perd « 2 000 éleveurs par an depuis dix ans » et « 650 000 vaches en cinq ans », rappelle la FNB, « voilà des chiffres qui devraient inquiéter les candidats. »

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la phrase de la semaine

Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre

rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l’élevage), publiée le 17 novembre.