Le Réveil Lozère 24 mars 2021 a 09h00 | Par Maxime Colomb, conseiller bio à la chambre d'agriculture de Lozère

Un point sur le lait bio avec Marc Brun, producteur pour Sodiaal

Depuis 2015, la coopérative Sodiaal a développé sa collecte en lait bio pour répondre à la demande d'un marché porteur. Sur l'ensemble du territoire, en 2020, 730 exploitations ont été collectées pour un volume de lait bio de 204 millions de litres (92 exploitations sont en cours de conversion).

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Depuis 2015, la coopérative Sodiaal a développé sa collecte en lait bio pour répondre à la demande d'un marché porteur. Sur l'ensemble du territoire, en 2020, 730 exploitations ont été collectées pour un volume de lait bio de 204 millions de litres (92 exploitations sont en cours de conversion).
Depuis 2015, la coopérative Sodiaal a développé sa collecte en lait bio pour répondre à la demande d'un marché porteur. Sur l'ensemble du territoire, en 2020, 730 exploitations ont été collectées pour un volume de lait bio de 204 millions de litres (92 exploitations sont en cours de conversion). - © Nancy Sagnet/Illustration

Marc Brun, producteur au Savigné et représentant Bio sud-ouest Sodiaal, témoigne du développement spectaculaire de la bio. En lien avec les ateliers qui transforment ce lait, le bassin Grand Sud a connu une grande dynamique et représente aujourd'hui 564 exploitations (soit 12 % des exploitations et 10 % des volumes de cette même zone).
La Lozère, partagée entre l'Auvergne et le Sud-Ouest, n'a pas échappé à cette dynamique et a su saisir cette opportunité avec une forte dynamique de conversion. La coopérative Sodiaal a collecté 27 exploitations en 2020 pour un volume de 5,2 millions de litres. D'ici fin 2021, cinq nouvelles exploitations devraient produire du lait bio sur le département. Aujourd'hui, Sodiaal s'approche de l'équilibre entre la production et les besoins du marché.

Et demain...
La coopérative vient de mettre en place un référentiel visant à sécuriser son projet bio. Celui-ci porte sur plusieurs socles : alimentation (pâturage notamment), environnement, bien-être animal... Si la majorité des exploitations s'intègrent complètement dans ce référentiel, il faut noter que des adaptations seront demandées aux producteurs, tel que les achats de protéines qui devront être d'origine française ou locale d'ici 2023. De plus, la coopérative ne contractualisera pas de nouveaux projets en bio pour les exploitations en système à l'attache, hormis si des aménagements sont apportés au projet durant les deux ans de conversion.

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la phrase de la semaine

Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

rappelle Willy Schraen, président de la FNC.